XV. Admissioyi. Empêchements
A r. Adtni^ion. Em fiêchehicnls.
Un moine ayant été reçu sans le trousseau nécessaire, les trois pièces du vêtement et l’écuelle, ne put pas aller à la quête, quand le moment fut venu. Le Bouddha défendit qu’on reçût désormais aucun postulant, sans qu’il apportât ce trousseau. Quicouque voulait être reçu, devait se procurer d'abord l’habit et l’écuelle* ou de sou propre bien, ou de la libéralité d'un bienfaiteur
Un homme d'un âge déjà mûr, fut reçu moine, avec son fils encore tout jeune. Le père et le fils allaient quêter ensemble, dans les rues et sur le marché. Quand il voyait un marchand de pain ou de soupe, l'enfant criait: donnez-moi du pain! donnez-moi de la soupe! — On se moqua du moine. Est-il éhonté! dirent les notables. II s’est mal conduit, a eu un enfant, et voilà qu’il le promène, au grand jour! — A cette occasion, le Bouddha édicta la défense de recevoir au noviciat des enfants au-dessous de douze ans. — Mais, comme cela lui arrivait souvent, U manqua bientôt à sa propre régie. La famille d'un bienfaiteur s’étant éteinte, il ne resta qu’un tout jeune enfant. Ânanda le présenta au Bouddha, en lui disant: Il n’a pas douze ans, et ne peut donc pas être reçu. Le Bouddha s’attendrit. Pourra-t-il se contenter d’un seul repas par jour, se bien conduire, et se rendre utile en chassant les corbeaux qui infestent le couvent? demanda-t-il. — Je pense que oui, dit Ananda. - Alors reçois-le comme novice, dit le Bouddha.
lie moine Pa-nan-t'ouo était parrain de deux novices, lesquels perdirent toute pudeur, jusqu’à s’adonuer ensemble à la sodomie. Le Bouddha averti, chapitra Pa-nah-t’ouo pour son manque de vigilance, et défendit que désormais aucun parrain eût plus d’un novice à la fois. — Il viola bientôt sa propre règle; Le fils d’un moine étant venu au couvent pour voir son père, celuici lui parla avec tant de force de l’enfer, de la renaissance parmi les animaux ou parmi les prêtas, du bonheur de la vie monacale, de la renaissance dans les cieux, que le jeune homme lui dit: Je voudrais moi aussi être moine, pourvu que vous consentiez à être mon parrain. — Or le moine, ayant déjà un novice, refusa. — Le Bouddha informé, lui permit d’accepter son fils comme second novice, à condition qu’il se sentit capable de bien éduquer les deux.
Comme le Bouddha pérégrinait dans le pays de Bénarês en un temps de disette, un jeune hétérodoxe remarqua que, sans avoir besoin de quêter, lui et ses moines ne manquaient de rien, dans cette contrée ou le Bouddha était connu et estimé de tous. Il se coupa donc la chevelure, se fit recevoir comme novice, et suivit les moines. Quand on fut arrivé dans un autre pays, les offrandes ne venant plus d’elles-mêmes, les moines durent se remettre à quê ter. Le novice refusa de mendier, et quitta l’Ordre. Le Bouddha informé, prescrivit de bieu expliquer aux novices, avant de les recevoir, les quatre assises (page 20! ). — Il revint sur sa décision. Un autre jeune hétérodoxe ayant demandé à être reçu, les Anciens lui expliquèrent les quatre assises le plus brutalement qu’il leur fut possible. Je veux bien mendier et dormir sous un arbre, dit le postulant; mais me vêtir de baillons ramassés dans les balayures, et prendre du purin pour toute médecine, cela je ne le pourrai pas. — Au lieu de lui dire que ces deux prescriptions étaient pratiquement lettre morte, les moines le congédièrent. — Le Bouddha Informé, regretta la perte de cet homme, qui avait touché au port. Il ordonua que désormais on n’exposerait aux postulants les quatre assises (dont la première, qui oblige à quêter sa .nourriture, est seule, pratiquée), qu’eprès leur admission.
X V. Admissi(>r,. Empeche)'ncnU.