‹ Bouddhisme chinoisChapitre 3 sur 185 · Semblables aux noirs à cheveux longs de l’Australie · texte numérisé non relu

Semblables aux noirs à cheveux longs de l’Australie

3. On cite les Vedas, de cette manière: IIV le Rig-Veda. — YV. le Ya|ur-Veda. — AV. le Alharva-Veda. — SV. le Sfima-Veda.— On cite Sat. Hr. le Salapalha-Brâliniana.

Introduction. IL Védisme. Brahmanisme.

Des dieux védiques, il faut dire tout d’abord qu’ils n’ont pas de hiérarchie, pas de tête, pas de chef. Les Vedas ne connaissent pas de dieu suprême. Ses dieux sont des persoimiti calions assez floues des forces de la nature, un pautbéon anthropomorphe de personnages mal définis, peu dignes, forts mangeurs, grands buveurs, querelleurs, séducteurs, et le reste. Ils viennent en char, à travers l'espace, prendre place sur la jonchée de gazon qui leur est préparée, devant les trois foyers. Là, ils se gorgent de gâteaux, de beurre, de viande. Ils s’enivrent de soina et de louanges. Bien repus, ils bénissent. Mal nourris, iis maltraitent.

Voici, parmi ces dieux, les principaux, ceux qu’il faut connaître...

Indra, primitivement le dieu de l'orage, des grandes convulsions de la nature; le patron des conquêtes aryennes, le tort des forts, le dieu national.

taureau et l’aigle sont ses symboles. Le carreau de la foudre est son arme. Il est le tueur des dragons (nuages), le libérateur des eaux (pluies torrentielles), etc.

Agni, le feu, le plus fougueux des éléments. Le cheval, l'impétueux animal, est son symbole. Primitivement, le feu qui gitail invisible dans la nuée (la foudre) ; puis le feu qui gîtait invisible dans les bois, d’où les hommes le tirèrent, par le frottement Agni est né deux fois, d’une naissance céleste et d’une naissance terrestre. « Des bois frottés, par Keffort de leurs mains, les hommes ont fait naître Agni le vénérable. L’immortel a été engendré par les mortels. Lui, l’Âgni unique, qui brûle en mille lieux .. RV III. VII. VHI. » —— Agni réside, comme feu, dans tous les foyers. Agni réside au cœur de tous les hommes, de tous les êtres vivants, comme principe du la chaleur animale, de la vie1 2 . — En tant que principe vilal. on appelle Agni « père des hommes ». En tant que foyer, on l'appelle « protecteur de la famille ». On l’appelle « premier sacrificateur », parce qu’il n’y a pas de sacrifice sans feu. Il est le destructeur des miasmes et des iutluences malignes (effet naturel de la chaleur et du feu ).

Mitra le soleil, Varuna la lune, devinrent avpc le temps deux dieux, dont le soleil et la lune sont l’œil respectif Du liaut du ciel, ils surveillent, avec cet œil lumineux, la conduite des hommes. Avec les cinq planètes, ils forment la heptade des sept Âdityas^ , laquelle gouverne ri ta, l’ordre universel, physique et moral. Ce dernier est spécialement confié à Varuna, parce qu'il veille durant la nuit « le temps des péchés Le feu du foyer qui ne s’éteint jamais, est son lieutenant dans chaque famille :i , a compagnon de la vie humaine, surveillant de l'observalion de l’ordre, discernant ce qui est involontaire de ce qui est coupable, constatant les péchés .. RV VIII. » — A ces corps célestes déifiés, ajoutons les deux Asvins, frères hienfaisaots, assez semblables aux Dioscures, probablement l'étoile du soir et Pétoile du matin distinguées.

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