‹ Bouddhisme chinoisChapitre 32 sur 185 · hu.il · texte numérisé non relu

hu.il

111. Réception d’un adepte laïque temporaire. Les huit préceptes.

Texte tiré du même ouvrage que le précédent.

Un curieux usage, que la tradition fait remonter jusqu'au Bouddha (?', permettait aux laïques pieux, que leur condition ou leur profession empêchait de quitter le monde ou de garder les cinq préceptes, de faire à l'occasion, temporairement, huit des dix promesses des moines; par exemple, pour un an, ou pour un mois, dit la glose; mais surtout, pour un demi-jour et une nuit, chaque mois. Celte dernière pratique, une sorte de récollection du mois, parait avoir eu une grande vogue. Le pieux laïque se rendait à un couvent, après midi. Il y faisait la profession de foi, l’aveu général de ses fautes, la promesse de garder jusqu’au lendemain les préceptes des moines, excepté celui de ne pas manger ni boire depuis midi jusqu’au matin, et celui de ne loucher aucun métal précieux. Pratiquement, dit la glose, la plupart jeùnaientcette nuit; mais, à cause des vieillards et des malades qui n'auraient pas pu le faire, il n’était pas fait mention de la neuvième règle. Ni de la dixième, à cause des bijoux que portent tous les Indiens laïques aisés, et de l’argent de poche. Par cette pratique mensuelle, le pieux laïque espérait mériter la rémission de ses fautes du mois, et l’amélioration de son karman, sous l’aile de l’Ordre. Voici les formules rituelles:

Moi un tel, depuis ce moment, jusqu'au matin de demain, je donne ma foi au Bouddha, à sa Loi, à son Ordre. (Il répète cette formule trois fois, puis continue )

Moi un tel, depuis ce moment, jusqu'au matin de demain, j'ai donné ma foi au Bouddha, à sa Loi. à son Ordre. (Il répète trois fois, puis continue )

Durant des temps qui n’ont pas eu de commencement, durant toutes mes existences précédentes, jusqu’à ce jour, j’ai fait beaucoup de mal. Par actions, en tuant, volant, me livrant à l’impudicité. Par paroles, en mentant, en pailant artificieusement ou méchamment, en trompant. Par pensées, en convoitant, haïssant, errant, imaginant des choses impures. De tous ces péchés, devant tous les Bouddhas des dix régions, devant Ions les Saints et les Sages, et devant vous moine mon maître, avec douleur je demande pardon, vu mon repentir.

Le pardon étant censé obtenu par le repentir, le laïque continue;

Moi un tel, ayant reçu mon pardon ; mes actions paroles et pensées étant elïacées, et toute ma personne étant maintenant pure, je promets de rester ici, jusqu’à demain malin, pratiquant la loi de tous les Bouddhas, sans tuer, sans voler, sans commettre aucune impudicité, sans mentir, sans boire aucune liqueur fermentée; sans m’asseoir ou m'étendre sur un divan élève? ou spacieux; sans m'orner de fleurs, m oindre ou me farder; sans visiter les histrions et les courtisanes... De plus je jeûnerai.

TV. Reception if’ tin novice.

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