VI. Règles des novices masculins
(ni Heurs devant l'image). La cérémonie finie, qu’üs remettent tout en état.
Pour l’entretien des lampes (devant l'image du Bouddha), qu’ils enlèvent la vieille mèche, nettoient la lanterne, remplissent la lampe d'huile, y mettent une nouvelle mèche. Qu’ils ne laissent pas éteindre les lampes. Pour cela, qu'ils les visitent souvent, et ajoutent de l'huile quand besoin sera. Qu’ils les visitent surtout le matin, dès le lever. Le nettoyage et le rernplis- *age des lampes se font hors du sanctuaire, mais les lampes doivent être remises en place au plus tôt.
Quand les novices sont envoyés à la cueillette des fleurs (pour le sanctuaire), et des branches de peuplier (qui servent à faire les cure-bouche), qu'ils demandent la permission aux propriétaires des lorrains et des arbres. Si le lieu est désert, qu'ils avertissent du but de leur razzia, le naga protecteur du lieu (montagne, forêt, étang). Qu'ils n'arrachent aucune racine. Qu'ils aillent et reviennent par le plus court chemin, sans flâner ni jouer. Si quelqu'un les gronde comme déprédateurs, qu'ils ne répliquent pas, mais baissent la léle, et compriment soigneusement leur cœur, pour qu’il ne s’y élève aucun ressentiment.
Voici les cas pour lesquels le novice doit avoir la permission expresse do son maître... Pour sortir du couvent. Pour découcher. Pour se faire faire un habit neuf. Pour le mettre la première fois. Pour laver ses habits. Pour so faire raser la tête. Pour prendre médecine, quand il se sent malade. Pour rendre des services à d’autres. Pour s’approprier du papier, ou un pinceau à écrire. Pour réciter ou chanter à haute voix. Pour accepter un objet offert par un bienfaiteur. Pour donner un objet à autrui. Pour prêter ou emprunter. - Aucune de ces permissions ne doit être supposée. Pour tes demander, le novice se présentera devant son maître, les habits parfaitement en ordre, et lui fera les salutations d’usage, puis exposera sa requête. Ensuite il fera les mêmes salutations, avec autant de respect, soit que le maître ait permis, soif qu’il ait refusé. Qu’il ne se froisse pas d’un refus. Qu'il n’insiste ni ne discute.
Quand le novice est envoyé seul dans la famille d’un bienfaiteur, où il y a un malade ou un mort, pour les condoléances d’usage, qu’il observe parfaitement le rituel de la politesse, à l’entrée et à la sortie. Qu’il ne s’asseoie pas sur un banc ou divan commun, mais seulement sur un siège particulier et conforme aux préceptes. Qu'il ne fasse de discours pieux, qu'en temps opportun, pas à contretemps. Quand l’hôte lui fera servir à manger, quoique ce lie soit pas l’heure régulière, qu’il mange, pour ne pas causer d'embarras. Qu'il rentre au couvent, avant le coucher du soleil. En cas de maladie, de tempête, de grande pluie, qu’il fasse comme il pourra. Dés qu’il sera rentré, qu'il reprenne l'ordre régulier.
Lors dos instructions et exhortations faites aux moines, dans l'une des salles communes, que les novices niellent leurs habits bien en ordre, se rendent au lieu dé>ighé, les jeux baissés et parle plus court chemin, sans parler ni rire avec qui que ce soit. Qu’ils saluent les anciens selon l'ordre, étendent les nattes, mais ne s’asseoient que quand l’ancien qui fait le discours aura pris sa place. Qu'ils se tiennent modeste's. gardent le silence, ne toussent ni ne crachent, ne manquent à la civilité en aucune manière. S'ils doivent donner des répons, qu'ils le fassent en temps voulu Quand ils sont désignés pour monter en chiire, qu’ils préparent bien cï qu’ils devront lire, et se gardent de toute erreur. S’ils en ont commis quelqu'une, qu’ils la regrettent, en conviennent, et ne s’obstinent pas à la soutenir.
VL RiigLes des novices masculins.
Quand ils sont de service dans les offices communs, qu’ils se rendent d’abord bien compte de ce qu’ils ont à faire et à surveiller. Ils sont charges du stupa, des salles de classe, de tout ce qui est commun aux moines. Si l’on fait, au couvent, des statues ou. des peintures, que dès le malin ils vérifient si tout ce qu’il faut pour ces travaux est préparé; instruments, couleurs, colle, vernis, ils sont chargés de tout entretenir, et si quelqu’une de ces choses venait à manquer, ils en seraient responsables, A eux aussi de veiller à ce que tous les objets se trouvent à, leur place. Qu’ils fournissent à chacun ce qui lui revient. Si quelque emplette doit être laite, qu’ils s’entendent avec le maître des travaux.
Quand ils vont mendier seuls, qu'ils sachent où ils doivent s'adresser. Qu’ils portent leur écuelle dans leur bras gauche, découverte tant qu’elle est vide, couverte quand. elle aura été remplie. Avant d’entrer dans une maison, qu’ils voient si l’on est disposé à. les recevoir. Sal n’y a, dans cette maison, que des femmes, et pas d’homme, qu’ils se gardent d’y entrer. Si on les invite à s’asseoir, q^u'ils ne le fassent qu’après avoir examiné si le siège qu’on leur offre est conforme aux préceptes. Qu’ils ne s’asseoient jamais là où sont déposés, des armes, des bibelots précieux, des babils omarlicles de literie apr parlenant à une femme. Si le bienfaiteur leur offre à. manger, sur place, ils peuvent accepter, quelle que soit l’heure. Qu’avant de manger, ils prononcent la formule de droite intention. Qn’ils ne disent pas, des aliments reçus, s’ils, les trouvent bons ou mauvais. Qu’ils ne tiennent pas de discours pieux, avant d’avoir reçu leur pitance. Qu’ils choisissent, pour leur discours, le sujet eL le moment convenables.
Quand des novices sont envoyés pour faire des emplettes au marché, qu’ils tiennent les yeux baissés, aillent et reviennent par le. plus court chemin, et ne s’arrêtent devant aucun étalage curieux. Qu’ils ne marchandent pas. Qu’ils ne s’arrêtent pas dans un magasin tenu par une femme. Si quelqu'un leur dit des injures, qth’ils s’en aillent, sans exiger réparation. QuMls disent ouvertement ce qu’ils veulent, sans user des détours et des artifices communs aux acheteurs. Quand ils ont conclu un marché, qu’ils ne se dédisent plus, môme si un autre leur faisait des offres plus avantageuses, car cela occasionne toujours des ressentiments.
Quand un novice est envoyé chez les nonnes, qu’il les aborde eucommun, non en particulier; et seulement après avoir salué, conformément au. rituel, le stupa de leur couvent. Si on lui offre un siège séparé, qu'il sasseoie; sinon, qu’il reste debout; car il ne doit, sous aucun prétexte, s’asseoir sur le même banc ou divan, que les nonnes. Si on le presse de faire un discours pieux, qu’il ne dise que ce qui sera convenable et opportun. Qu’il ne cancane pas avec les nonnes. Si on lui offre des habits, des souliers, ou tout autre objet élégant, qu’il refuse tout. Quand il sera revenu au couvent, qu’il ne communique pas aux moines ses impressions sur les nonnes.