‹ Bouddhisme chinoisChapitre 51 sur 185 · VIII. Règles des novices féminines · texte numérisé non relu

VIII. Règles des novices féminines

comme la rencontre de brigands. Qu’elle considère les autres hommes, comme ses parents, comme ses enfants, comme soi-même (et ne se permette, à leur égard, aucun sentiment déréglé). Qu’elle pense que ce corps de femme f lui est échu, à cause de ses dépurteriienls antérieurs, et se conduise de manière à diminuer ses démérites, non à les augmenter. Qu’elle songe que tout j n’est qu'illusion; qu'il n’y a, en réalité, ni hommes ni femmes. Les illuminés considèrent tout comme pure fantasmagorie, lève, ombre ou son vide de réalité. Telle l’imagination de chevaux sauvages, évoque celle d'une forêt,

, laquelle à son tour évoque celle de monts et de vallées imaginaires. Ainsi en est-il des idées de jouissance et de douleur, de vie et de mort. Ce sont pures j imaginations, une fantasmagorie compliquée, qui n’a pas plus de réalité i qu'une bulle, qu’un songe. Ces images naissent de rapprochements fortuits,

; et cessent dès que l’esprit s’en détourne, partant comme elles sont venues, i sans que rien s’ensuive. Celle qui veut avancer dans la voie, doit considérer les Sages comme ses parents, la Loi co :;me sa famille, la méditation comme i sa maîtresse. Elle doit avoir de la commisération pour tous les êtres sans i s'attacher à aucun, et poursuivre toujours sou idéal, à savoir l’obtention des dons transcendants et de la délivrance, par l’observation des préceptes, et le j vide du cœur.

Quand une novice devra sortir, elle ne sortira pas seule, mais avec une ! ou deux autres novices ou nonnes. Si cela n’est pas possible, elle devra être accompagnée au moins par une tille, connue comme chaste et fidèle. Une | servante envoyée par la personne qui l’invite, ne suffirait pas. — Qu’elle ne s’asseoie jamais, avec un novice masculin, sur un même divan. — Qu’elle ne bavarde pas. Qu’elle n’aille pas s’installer dans un autre couvent, sauf peul- ' être en cas de maladie. — Si, dans la maison d’un bienfaiteur, on lui deman- ; de d’expliquer la doctrine, qu’elle dise qu’elle n’en est pas capable. — Que, dans leur couvent, les novices se donnent mutuellement le bon exemple, et * se respectent selon leur ancienneté. — Si quelqu’une tombe en faute, qu'on la reprenne en particulier, et non pas publiquement. — Les novices pourront rapporter le bien qu’elles auront vu, mais devront taire le mal, qui ne doit i être dénoncé qu’à leur maîtresse. — Que, toujours humbles, elles se piquent d'émulation à la vue de la vertu, et examinent leur conscience à la vue du j vice, en plaignant le délinquant de son aveuglement, sans joie maligne.

Quand une novice choisit sa marraine, qu'elle la choisisse sage, experte, capable de la diriger, de manière à lui faire obtenir le fruit de cette existence. Pour traverser un cours d’eau, d’une rive à l'autre, il faut un bateau solide. Une marraine inintelligente, serait comme un bateau faisant eau, qui coulerait au milieu de la traversée, noyant ceux qui y ont pris place. Une marraine incapable, perd son élève et se perd elle-même. Ne doit se charger de cet office, que cdle qui est cap ible d’enseigner fidèlement la règle. — La novice ne doit pas appeler par leur nom sa marraine ou sa maîtresse. Elle leur doit grand respect et affection sincère; sans cela sa formation ne pourra pas être parfaite.

Jamais une novice ne devra faire roule en compagnie d'un homme, ni loger sous le même toit qu’un moine. Que moines et nonnes observent leur règle respective, qui les veut strictement séparés.

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