‹ Bouddhisme chinoisChapitre 66 sur 185 · XII. Funnulairc des moh>es · texte numérisé non relu

XII. Funnulairc des moh>es

Il n’inslruira personne, ne sera chargé de personne, ne répondra pour personne. II ue pourra p^s enseigner les nonnes. 11 demeurera ainsi, dans l’humiliation et rupprobre, sa vie ünrant. A moins qufil ne puisse prouver que, durant sa pénitence, il ait reçu soudain les dons iranscendants, rrilèrcs de l’état d'arhau. En c» cas, il serait réhabilité et rêinlégré parmi les moines d’ordre supérieur.» Les auteurs ont l’air île considérer la possibilité fie cette réht.hilitalion pyr des miracles coninje une ulopie. Le plus souvent, ils disent absolument, que, encourir la dégrada lionf c*est anéantir irrévocablement l’effel (le son entrée <lan$ l’Ordre. Celui qui a péché ainsi 犯此 戒道 果蔣分 n’a plus d« pari aux fruits de la Loi. Après w mort, il sera turluré dans les enfers, puii passera par les voies a’expialion dunuil nombre d'existences.

U Si un rnoinp, reçu dans une Communauté, et n'ayant pas déclaré renoncer à l'Ordre, viole la règle effronlément, en comme liant l’œuvre de | chair, lût -ce avec un animal, ce moine a encouru la dégradalion, et doit êtn* retranché de la Communauté.

Variante fréquente du lexiu, 捨 ^ 虎 au lieu de 戒, le sens restant le même. — Il s'agit de l’acU consommé à deux, copala carnalis. Il sera traité ailleurs d'autres sortes fl'impudicilés. —— Mention spéciale est faite des animaux, parce que l^s Orientaux sont portés à considérer celte horreur comme un moindre mal. el à cause d’un fait historique que je rapporterai en son lien. — Tout moine bouddhique est libre de s’en aller, quand il a pris son état eu dfgoûl. Il n*a aucune obligation de vœu. Aucun Supérieur ne le retient. Il perd l'avantage qu’il cherchait, la délivrance, le salut ; il rwitre Hans le roulement des existences, el c,est tout. 一 Le rit île la renonciation est des plus simples. Jadis le novice s'est lié, en répétant trois fois, qu’il donnait sa foi au Bouddha, à w Loi, à son Ordre. Le raoine se délie, èn répétant trois fois, qu’il renonce au Bouddha, à sa Loi, à son Ordre. Yuan-hien dit: « Le Bouddha a établi que, si un moine ne goûte plus la «voie de la pureté, il faut le laisser renoncer à la règle et retourner chez lui. Il suffira pour cela, qu'il déclare trois fois, à haute voix, qu’il renonce au Bouddha, a sa Loi, à son Or(Ue. Ensuite il s’en ira libre. »

2) Si un moine, que ce soit dans un lieu habité, ou dans un lieu solilaire, s'approprie furtivement ce qu'on ne lui a pas donné, commettant ainsi ce qu« la loi civile qaalitie de vol, ce pourquoi le roi ou ses ministres font saisir un homme, le font tuer, ou lier, ou exiler, en le traitant de voleur et d'étre sans conscience... Si un moine commet un acte pareil, il aura encouru la dégradation, et devra être retranché de la Communauté.

Variante du texte, 聚落 pour 村落 lieux habités. — Yuan-hien explique, que l’argent, ou l'objet,

' doivent sp monter à la valeur indienne de .五錢 cinq pièces, ce qui répond , en Chine, à 一金老 un dixième rt*onc« d^rgent. Il faut encore, pour que le cas soit encouru, que l’argent ou l’objet aient élé emportés à au I moins cinq pieds de distance. Il parait que c'étaient là les circonstances spécifiées par la loi civile indienne, au i temps et dans le pays du Bouddha. Quiconque avait emporté cinq pièces à cinq pieds de distance, pouvait èlre mis i à mort. — Si la somme est moindre, la faute est moins grave, et la ceosure moins sévère, pour le moine reçu. Mais, pour toui novice, le vol le plus léger est un cas d’expulsion.

3) Si un moine, délibérément, de sa propre main, prive un homme de sa vie... S’il donne un sabre à quelqu'un, et l’excite, par ses lamentations ou scs I exhortations, à se suicider; en lui disant, par exemple « mieux vaut en finir avec la vie, que de traîner une existence misérable ! mieux vaut terminer celte l l iste vie, pour renaître dans une meilleure condition ! » . Le moine qui a ara dit des paroles de ce genre à une autre personne, avec linlention d« l'induire au suicide, aura encouru la dégradation, et dévia être retranché d»; la Communauté.

Le fait qui donna lieu à cette rédaction, est raconté au long, plus loin, dans la partie historique. W. 5.

< Yuan-hien explique: « Quiconque tue, fait tuer, ou pousse un autre à se tuer, ou est cause qu.il périsse par la I dent d’une bête ( tigre, serpent ), ou par le poison, ou de toute autre mnnière... Quiconque a causé la mori \ d’un autre, par action ou par suggestion, a encouru ce cas. 一 Mais non pas celui qui a ca"sé la mort d'un i autre involontairement. ~ Cependant tout novice qui a cause mort d'homme, m^roe involontair^nieni.

I «loit être renvoyé .

i) Si un moine s’est vanté en ces termes : Moi je possède des dons trans- I cendants, j’ai acquis la science supérieure des Sages, je sais ceci (par révéla-

( Lion ), j'ai vu cela (avec mon œil transcendant '... Si ensuite, ou acculé.

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