‹ Bouddhisme chinoisChapitre 68 sur 185 · XII. Formalairt »/^.s moinrs · texte numérisé non relu

XII. Formalairt »/^.s moinrs

3) Si un moine, mû par une intention lascive, tient à une femme des

, propos qui soiwnt de nature à émouvoir l’appélit charnel, et que cette émotion se soit produite ; ce moine doil confesser sa faute au chapitre, et être soumis à la pénitence canonique. » — Yuan-hien ajoute: La censure est encourue | également, par l'envoi, dans une intention lascive, d’une lettre, d’un portrait, de l’empreinte de la main (encrée appliquée sur un papier ). — S’il y a vraiment, dans le texte pâli, « des propos comme les jeunes gens en tiennent aux jeunes filles », les traducteurs chinois auront supprimé ces mots, les jeunes gens n’ayant pas, en Chine, l’occasion de parler aux jeunes filles, en principe du moins.

4) Si un moine, mû par une intention lascive, se vante devant une femme, en cette manière: Grande sœur, je suis si avancé dans les voies de la perfection, que, me servir avec amour, sera pour toi le plus grand des mérites; ce moine doit confesser sa faute au chapitre, et être soumis à la pénitence canonique. » — C’est l’amour, dit platonique ou spirituel, qui est visé. Les cas 2, 3 et 4, vont decrescendo; conlacts, paroles, amour.

f 5) Si un moine, allant et venant, fait l’office d'entremetteur, parle à une I fille au nom d’uw homme, fait à un homme les commissions d’une tille, que ce j soit en vue d’un mai iage régulier, ou d’un concubinage irrégulier, ou seulej ment d'une courte entrevan; ce moine doit confesser sa faute au chapitre, et être soumis à la pénitence canonique. » — Pour que le cas soit encouru, il faut, dit Yuan-hien, qu'il y ait eu alléo et venue, c'est-à-dire commission portée et réponse rapporlée. Il est encouru aussi, pour tout acte qui influerait gravement sur une négjciatioa mitri muni ale pendante, la divalgalion d'une j maladie secrète par exemple.

6) Quand un moiue veut se construire une petite case, au moyen de matériaux obLeuus en quêtant, il doit s'en tenir aux mesures statuées, qui sont 12 empans du Bouddha en longueur, et 7 en largeur, mesurés à l’iolérieur. Avant de construire, il doit montrer aux autres moines l'emplacement I qu’on lui a concédé, pour leur faire constater qu’il n’y a ni danger ni inconvenance. S’il bâtit sans cotte constatation préalable, s’il excède les dimensions statuées, il doit confesser sa faute devant le chapitre, et être soumis à la pénitence canonique. »

7j Quand an moine a trouvé un bienfaiteur, qui veuille lui construire | une grande maison, ( le bâtiment n'est soumis à aucun» règle quant à ses I dimensions, mais) le moine devra montrer d’abord aux autres moines l’em- [ placement qu'on Jui a concédé, pour leur faire conslater qu’il n y a ni danger I ni inconvenance. Si le bàliment esl conslruil sans celte inspection préalable, le moine doil confesser sa faute devant le chapilre, et être soumis à la pénib t«nce canonique. » — Les cas 6 et 7 sont connexes. Quand le moine, pour B construire, lire les malériaux de la charité des fidèles, il doit se contenter

I d’un maximum fixé, et cessm. de quêter dès qu’il a obtenu ce qu’il lui faut,

I I pour pas excéder l«s bienfaiteurs. Si un bienfaiteur lui offre spontané- > inent de construire pour lui, alors le bâtiment étant considéré comme un | don, libre au bien fai leur de le faire tel qu'il voudra, car cela ne molestera \ personne. — Par « les autres moines » il faut entendre le chapitre dont relève j le moitié. Ce chapitre délègue comme inspecteurs quelques anciens de grande expérience, et permet ou ne permet pas, selon leur rapport. Les formules

î relatives â cette procédure, se trouvent dans le Rituel, sous la nibi’ique 房 : 舍 雑法一 Un emplacement est «dangereux», dit Yuaa-hien, quand il

XI J. Formulaire des moines.

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