E. Kuhn, der Yoga-Schlaf
Introduction. VL Le Yoga.
Introduction. VI. Le Yoga.
mystique, au point que les gazelles viendront sans crainte frotter leurs cornes contre mon corps?» 1 Voilà pour la vie... «Quand luirai-je dans les hauteurs, sans me connaître et sans éclairer? » Voilà pour après la mort.
Textes.
A. — Les Nirgranlhas admettent des renaissances, végétales, minérales, dans les éléments. « L’eau, le feu, la terre, le vent, tout est plein d’êtres vivants. Les végétaux vivent. Les graines, les mousses, vivent. Tout est animé par des âmes. Offenser une âme, c’est pécher. N’offensez aucun être. Ne tuez, ne lésez, ne peinez aucun être. Ne chassez pas les insectes qui sucent votre sang. Ne mangez que des végétaux morts. Avant de vous asseoir pour prendre du repos, avant de satisfaire vos besoins, balayez soigneusement la place, de peur de détruire des graines végétales ou des œufs d'insectes. » Âcâranga- S titra 1.1,4, 6, 7, 8; et 11.1,3.
B — «L’état de chaque être provient de son karman. — Par la considération des maux de cette vie et de l’autre, l’homme sage se détermine à détruire son karman. — Songe à la brièveté tie la vie, et aux souffrances qui la suivent. Vis sans t’attacher à rien. Subjugue-toi, détruis ton karman, comme le feu consume le bois vermoulu. — C’est l’action qui produit le karman. L’illuminé cesse donc d’agir. Voilà le grand secret. — Quoique ayant renoncé à tout désordre, tu auras encore à souffrir. Souffre avec résignation. Ces maux sont le reliquat de ton passé. — Tous les autres pèchent. Nous seuls évitons le péché, grâce aux règles que nous a données le sage Mahavïra. — Ses souillures passées se détachent de celui qui sait et qui persévère dans les auslérités, comme la paliue du métal se détache au feu. » Àcâranga- Sûtra 1.3, 4,5,7 ; et 11.16, <
C. — « Le samsara ressemble au flux de l’eau; il est éternel. Heureux celui qui pen>c aux loi lures infernales, qui éteint son karman, qui se délivre de la misèie. » Sü Iraki ita ga 1.12. — «Le karman est la cause des naissances et des morts Or les naissances et les morts sont la grande misère. — Toutes les théories des philosophes, les plus beaux discours des rhéteurs, ne procurent pas la délivrance. Ils sont fous, tous ces discoureurs, qui s’enfoncent de plus en plus dans le samsara, en se croyant très sages. Savoir la provenance du karman, s'abstenir eu conséquence, et attendre ta mort en paix, voilà tout ce qui importe. Errer comme l’oiseau, qui ne porte sur lui que son plumage, voilà l’idéal. — A l’heure fixée, la mort bondit sur cet homme, comme le tigre sur l’antilope. Mère, père, frère, personne ne peut le sauver. Car finllexible karman est attaché à son auteur. L'homme quitte cette vie, son karman seul l’accompagnant, et il rentre dans une vie nouvelle, bonne ou mauvaise, selon son karman Cependant sa veuve et ses fils ont livré son cadavre au bûcher, et se sont cherché un autre appui.» Ultaradhyâyana-Sûtra XXXII, VII, XIII.
1). — «Le mauvais karman amassé par l’amour et la haine, se détruit, en ne tuant pas, en ne mentant pas, en ne s’appropriant pas ce qui n’esl pas