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2. D'après Fergusson et Gunningham « les Indiens ont appris des Grecs le culte des images », « la pratique d'adorer des effigies du Bouddha a été inaugurée par la population semi-grecque du Penjàb » Voir Fouclier, Art bouddhùjue dans l'Inde, p. 8 (R. H. R. 1895). — Sur l'influence crânienne, GrQnwedel, Duddhistische Kunst in. Indien^, p. 170.

2l6 MYTHOLOUIE ET DEVOTION

Ces hypothèses ne sont pas sans intérêt, mais paraissent un peu courtes. On ne peut vraiment douter que l'apothéose épique et dogmatique de Çàkyamuni ne soit hindoue; mais plusieurs sont portés à croire qu'elle a eu lieu au sein de la Communauté, par un processus évéhmériste, à lentes étapes, et que ces étapes sont marquées par le développement de la légende attesté dans les sources littéraires.

Nous sommes d'avis, au contraire, que le dogme, la légende et le culte du Bouddha furent un facteur essentiel de l'extraordinaire fortune delà Communauté et du Bouddhisme. De toute apparence, si l'Inde est devenue et restée pendant plusieurs siècles, sinon bouddhiste, comme le veut M. Rhys Davids, du moins bouddhisante, ce n'est pas seulement par la vertu des institutions disciplinaires et doctrinales de la confrérie, parce que la règle conventuelle était plus raisonnable chez les fils de Çàkyamuni que chez les Jainas ou les Ajlvikas, parce que la métaphysique était plus savante: ces qualités mêmes et la modération du « chemin du milieu » pouvaient être une faiblesse dans la surenchère doctrinale et ascétique. Quant à la supériorité de la morale, il faut aussi faire bien des réserves. — C'est surtout, croyons-nous, parce que la piété a reconnu dans Çàkyamuni un être surnaturel et infiniment charitable. Et les témoignages de la tradition

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