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de l'époque où le futur Çâkyamuni, monarque universel, s'appelait le roi « Beau à voir ». Gomme il se trouvait sur la terrasse du palais, la divine roue apparut, parfaite dans sa jante, son moyeu et ses mille rayons. Le roi se leva de son trône, ramena sa robe en découvrant respectueusement l'épaule gauche, prit dans la main gauche un vase d'or, de la droite aspergea la roue et lui dit: «Roulez, ôroue, et triomphez! » La roue roula vers l'orient, suivie du roi et de l'armée; et tout l'orient conquis accepta le pentalogue bouddhique. Puis la roue plongea dans les grandes eaux, émergea, roula vers le sud, vers l'ouest, vers le nord. Elle revint enfin à la capitale et se fixa sur la terrasse du palais, illuminant les appartements. Cette capitale, avec son septuple rempart de pierres précieuâ'es qui rappelle aux « comparatistes » la cité de l'Apocalypse, est digne des prestiges de la roue et de son monarque ^

Nous connaissons surtout le roi à la roue par les sources bouddhiques qui l'identifient ou le comparent au Bouddha : mêmes «marques», même « mise en mouvement de la roue », mêmes funérailles. Cependant les « marques » du « grand

1. MahâsudassanasuUa, Diglia, xvii, traduit et commenté par Rhys Davids dans Buddhist Suttas, p. 237. — Sur le roi à la roue, ses ■joyaux (comp. Saniyutta, V, p. 99), etc., voir Senart, Légende; les observations de Ed. Hardy, Buddha, p. 105, quoique tendancieuses, sont intéressantes.

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