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DESCENTE AUX ENFERS

paradis d'Amitàbha. Et, quoi qu'il en soit, c'est par héroïsme de charité (dcina) et de compassion {karunâ) que les saints ne se réfugient pas dans le repos auquel ils ont droit.

Non contents de demeurer dans l'existence durant des siècles sans nombre, les futurs Bouddhas ne s'épargnent aucune peine. Pour soulager les damnés, ils se précipitent dans les abîmes de Vavïci, la plus terrible des géhennes bouddhiques, « comme des flamants dans l'étang à lotus ^ ». Tantôt cette descente aux enfers n'est qu'une apparition glorieuse, lorsque de très grands Bodhisattvas, Vajrapâni, « celui qui tient le foudre en main », ou Padmapâni, « le dieu au lotus », ou ^lanjughosa, « le prince de la sagesse et de la parole », viennent transformer les ardeurs et les froidures infernales en joies paradisiaques, ou emmènent avec eux, purifiés de toute faute, la foule des damnés-; tantôt il semble que le futur Bouddha revête les péchés du monde et s'abandonne à titre de rançon. Cette dernière conception est développée avec beaucoup de virtuosité dans plusieurs Sûtras ; le plus remarquable est le « livre de l'étendard de diamant^ » :

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