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Mahâvagga, vi

33o CAnniicRE du uodiiisattva

les animaux nombreux s'en repurent et, à leur mort, renaquirent parmi les dieux; de là ils progressèrent jusqu'au nirvana. Car cet excellent Bodhisattva avait fait un vœu : « Puissent tous ceux qui mangeront mes cadavres renaître dans le ciel et conquérir le nirvana^ ! » — Ainsi se trouvent justifiés par la religion bouddhique des rites sauvages analogues à ceux des Parsis, parfois beaucoup plus répugnants. Au Cambodge, comme au Tibet, comme sans doute dans d'autres pays plus ou moins bouddhisés, les funérailles sont parfois un « banquet pour les créatures », et on juge, par le nombre des oiseaux de proie, des mérites et de la charité du défunt. Plus il en vient, mieux est accepté son sacrifice posthume"^.

Mais ce sont là des extravagances ou des superstitions. De même que le saint du Petit Véhicule évite les pénitences qui affaiblissent le corps et l'esprit, et réserve toutes ses forces pour la méditation, de même le futur Bouddha ne doit pas sacrifier un grand bien à un petit ; son altruisme doit être bien entendu, ce qui comporte le souci du corps, de la santé, de la vie, voire de la réputation: « Le futur Bouddha

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