‹ BouddhismeChapitre 17 sur 192 · Préface de l'édition du Vinaya · texte numérisé non relu

Préface de l'édition du Vinaya

2. Voir Minayeff, Recherches sur le Bouddhisme : Oldenberg, Buddh. Studien (18981 et mes Conciles bouddhiques (Muséon, 1906, et Indian Antiquary, 1908).

« C'est ainsi que j'ai entendu. Un jour le Bienheureux Bouddha se trouvait en tel endroit, entouré de 1.250 moines. Un tel vint et dit... ; le Bienheureux répondit... » Le témoin narrateur, d'après le dogme ecclésiastique, est Ananda K Mais, s'il faut en croire M. Kern, un de nos maîtres les plus sagaces et celui peut-être qui connaît le mieux les traditions linguistiques de rinde, cette formule consacrée : « C'est ainsi que j'ai entendu », ne peut être mise dans la bouche d'un disciple immédiat. Le mot çruta^ « entendu », désigne la transmission, non l'audition première de la parole sacrée. 11 faut traduire : « C'est ainsi qu'il m'a été rapporté-.» 2° D'après les optimistes, la date tardive de la rédaction par écrit des livres sacrés ne justifie aucun doute sur l'authenticité de toutes leurs parties. La Communauté était bien outillée pour conserver oralement la parole du Maître. Chaque division des « Ecritures » avait ses « récitateurs » officiels. 11 est certain, ajoute-t-on, que les brahmanes gardèrent intact le Rig Yeda, pendant peut-être une douzaine de siècles, sans le secours de l'écriture : sous ce rapport l'Orient est plein de miracles. — Encore faut-il remarquer que des sûtras et des stances bouddhiques

1 . On peut dire aussi que c'est le dogme scripturaire, voir par exemple les sources citées par Windisch, Buddhas Geburt, p. 138.

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