Paùcakrama, iii, 1 et commentaire
DÉCADENCE DU BOLUDllISME !\0^
rer Çiva; ce n'est qu'en secret qu'ils adorent ses épouses'. »
Peut-être le lecteur attend-il une appréciation de l'importance du Tantrisme dans les destinées de la Bonne Loi : il n'est pas douteux qu'il ait contribué à sa décadence et à sa disparition. C'est un indice grave que, à certaine époque, à partir du xi" siècle, l'histoire compte dix sorciers pour un docteur; qu'un ouvrage comme le Tathagataguhyaka soit un des neuf livres capitaux du canon népalais; que les lamas de Gsoma aient pu considérer le livre du « Terrible-graud-colérique », nn ramassis d'abominations, comme un « excellent » Tantra. — Il faut, cependant, garder ici quelque mesure : même quand il posséda une littérature, une imagerie et une théosopliie, l'Hindouisme bouddhisant resta suspect aux communautés régulières ; c'est seulement au Tibet, croyons-nous, que se constitua l'Église des frocs rouges.
M. A. Foucher, très bon juge, a sur cette question des remarques dont nous ferons notre profit : « Que ces déités [hindoues], en dépit des hyperboles des tantra^ n'aient jamais joué un rôle prédominant dans le Bouddhisme, la