‹ BouddhismeChapitre 27 sur 192 · Madhyamakavrtti, p · texte numérisé non relu

Madhyamakavrtti, p

3. D'où la nécessité de purifier la pensée au moment de la mort, Majjhima, I, p. 2G.

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autrui, doit ses couleurs à la force collective et anonyme des actes ^ Les paradis sont créés en faveur des êtres qui ont mérité de renaître dieux ; les enfers, froids ou chauds, pour punir les crimes auxquels ils sont appropriés. Si les bouddhistes n'admettent ni juge ni créateur, du moins reconnaissent-ils une justice infaillible et souveraine; une justice merveilleusementinformée et souple, bien qu'elle agisse mécaniquement. Il est curieux de noter que le repentir est absous, que l'orgueil est puni : « Celui qui, étant impur, reconnaîtqu'il est impur, il fait effort pour être purifié, et il meurt avec une pensée pure. Celui qui, étant pur, reconnaît qu'il est pur et se complaît dans sa pureté, il se souille et meurt avec une pensée impure.» — A mon avis, c'est un abus que d'accuser les bouddhistes d'athéisme ; au moins ont-ils pris pleine conscience d'un des aspects du divin.

Le premier théorème du Bouddhisme, — renaissance en fonction du mérite, — n'est que l'interprétation morale et religieuse de la croyance populaire à la métempsychose; le second, bien qu'il ait ses racines dans le plus profond de la psychologie hindoue, procède de

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