‹ BouddhismeChapitre 31 sur 192 · NÉGATION DE LA PERSONNALITE · texte numérisé non relu

NÉGATION DE LA PERSONNALITE

vàna ; enfin, troisième réponse, les deux points de vue, le phénoménaliste-nihiliste, le personnaliste-éternaliste, sont également erronés, également incompatibles avec la vie religieuse, avec le chemin du nirvana : la Bonne Loi est un « chemin du milieu » et se tient à distance de ces deux genres d'erreurs.

Nous examinerons d'abord le problème du moi, en commençant par la thèse phénoménaliste.

D'après le canon, ni les choses du monde extérieur, ni celles du monde de la conscience n'existent en soi comme telles : autrement, elles seraient immuables, persévérant dans leur nature propre; or elles sont causées, composées et transitoires. — Ce que les hommes appellent « moi » ou lient de quelque façon à l'idée de moi, n'est ni le moi, ni relatif à un moi : corps, organes des sens, souffle vital, sensation agréable ou désagréable, perception, dispositions actives ou volontaires, intelligence ou faculté discursive. Gomment cela ? « Si le corps était le moi, le corps ne pourrait être sujet à la maladie et l'on devrait pouvoirdire : Ainsi soit mon corps ! Ainsi ne soit pas mon corps ! » « De ce qui est impermanent, douloureux, sujet au changement, peut-on dire : Gela est mien, je suis cela, cela est mon moi^?» — Jusqu'ici, cette

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