‹ BouddhismeChapitre 34 sur 192 · CHEMIN DU MILIEU · texte numérisé non relu

CHEMIN DU MILIEU

a commis tel acte : qui, sinon lui, en mangera le fruit ^ ? »

L'embarras est grand de choisir entre la négation et l'affirmation de la «personne », celle-ci confirmée par le dogme de l'acte et de la métempsychose, celle-là en rapport étroit avec le dogme de l'impermanence appliqué à la psychologie ; mais, loin d'avoir à choisir entre ces deux hypothèses, ne devons-nous pas les rejeter toutes les deux? Le canon de l'école pâlie accorde en effet une place importante à une série de décrets épars dans les Discours, mi-doctrinaux, mi-pratiques, concernant les sujets dits prohibés, « à mettre de côté » ; toutes les autres sectes les ont aussi, nous le savons, soigneusement enregistrés.

Lorsque des questions d'ordre métaphysique sont posées au Bouddha, il enseigne qu'elles ne comportent aucune solution. « Peut-on dire que lej'lva, l'être qui vit, l'âme, soit la même chose que le corps? peut-on dire qu'il en soit différent?» Quiadmetsoitla première, soitla seconde opinion, est hérétique. — « Peut-on dire que la sensation soit la même chose que l'être qui sent? peut-on dire qu'elle en soit distincte ? » Ces deux opinions sont hérétiques. — « Celui qui, dans cette vie, accomplit un acte, est-il le même que celui qui, dans une existence à venir

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