‹ BouddhismeChapitre 35 sur 192 · Voir J. As. 1902, n, p · texte numérisé non relu

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mangera le fruit de cet acte? » Non pas, car il n'y a pas d'être permanent qui transmigre. « Alors il en est difFérent? » Encore moins, car c'est bien le même Pûrna qui mérite et qui est récompensé : sinon, d'une part, l'acte périrait pour celui qui l'a accompli, de l'autre, un fruit naîtrait sans cause pour celui qui le mange. Double injustice, double impossibilité.

« Ma doctrine, dit le Bouddha, est un chemin d'entre-deux; j'évite les extrêmes; je ne dis pas que la sensation est distincte ou non distincte du sujet de la sensation ; que l'être vivant est distinct ou non distinct du corps; que l'être demeure ou ne demeure pasidentique d'existence en existence.J'enseigne la vraie loi de salut : la douleur des renaissances vient de l'acte, qui procède du désir, et le désir a pour cause l'ignorance des vérités de salut ^. »

Sous quelque aspect que se présente le problème dumoi, qu'il s'agisse des rapports de l'âme et du corps, de la sensation et de celui qui sent, de l'être qui meurt et de l'être que ses actes vont produire, le Bouddha condamne les deux opinions, la personnaliste comme la phénoménaliste. Est-ce à dire qu'il existe une opinion intermédiaire ? Le Maître ne nous la fait pas connaître; il se contente de répudier les doctrines que le vulgaire peut entretenir sur ce sujet. Ce

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