‹ BouddhismeChapitre 62 sur 192 · FOI, RAISON, INTUITION I · texte numérisé non relu

FOI, RAISON, INTUITION I

ticité des textes i; de même, « pour l'exégèse de la Bonne Loi », lisons-nous, « les Bouddhas eux-mêmes et les fils du Bouddha, le disciple Çàradvatîputra en tête, sont la norme^». Et si les docteurs du grand Véhicule, qui renouvellent la doctrine du salut et patronnent une littérature deutéro-canonique, ne peuvent se réclamer uniquement de la vieille tradition de Técole, ils proclament néanmoins que toute vérité, dans le siècle où nous vivons, vient de notre Bouddha, comme, dans les autres périodes cosmiques, des Bouddhas passés ou à venir : leurs apocalypses sont anciennes, bien que tardivement promulguées; Çàkyamuni les a prêchées aux dieux ou aux serpents^ parce que les hommes ne pouvaient encore les porter; Maitreya, disciple de Çàkyamuni et le Bouddha dont nous attendons l'avènement, en fait part à des docteurs privilégiés. Bien plus, l'autorité de Nàgârjuna, leur grand théologien, presque un Bouddha^, repose sur une prophétie formelle de Çàkyamuni : « Dans cinq siècles, mon disciple Ananda (le disciple bien-aimé) renaîtra dans

1. Bodhicaryâvatârapanjikâ, p. 431.7 : yad guniçi^yaparamparayâmnàyàyâtam buddhafacanatvena .

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