‹ BouddhismeChapitre 63 sur 192 · Abhidharmakoçavyâkhyâ, Ms. Burnouf, fol. 469 a · texte numérisé non relu

Abhidharmakoçavyâkhyâ, Ms. Burnouf, fol. 469 a

3. Peut-être cette légende se rapporte-t-elle non pas, comme on croit g-énéralement, à l'origine des livres du Gi-and Véhicule, mais à celle des Tantras,

4. Un « Bouddha sans marques », plus exactement un « Bodhisattva de la première terre )>, voir p. 307,

l38 SYSTÎC.MES MKTAI'IIYSIQUES

l'Inde du Sud. Il sera l'homme appelé Nâgarjuna qui comprendra et fera connaître le sens profond de mon enseignement ^ »

En un mot, comme le pieux roi Açoka le proclame dans un de ses édits : «Tout ce qu'a dit le bienheureux Bouddha est bien dit 2. » Cette formule est ancienne. On rencontre, en effet, dans l'Anguttara, le plus mécanique et le moins lisible des recueils scripturaires, une de ces jolies comparaisons qui font le charme de la littérature indienne. Un jour le dieu Indra aborde des moines dont il admire les discours : «Voilà», leur dit-il, «une belle doctrine! La connûtes-vous d'illumination personnelle ou la tenez-vous du Bouddha? » Les moines répondent: «Quand on voit, à quelque distance d'un grand grenier, des hommes qui portent du grain dans une corbeille, dans leur robe, dans leurs mains, on devine aisément d'où vient ce grain : de même tout ce qui est bien dit, toute bonne parole est parole du Bienheureux^. » Non seulement Çâkyamuni est source de vérité, mais il est la source unique.

Ces témoignages, qu'on pourrait multiplier et que nous avons réunis pour mettre en lumière

1. Madhyamakrivalâra, p. 76.18; Fujishima, Bouddhisme japonais, p. 52,56; Wa tiers, II, 204.

Page 1