‹ BouddhismeChapitre 64 sur 192 · Angiitlara, IV, p · texte numérisé non relu

Angiitlara, IV, p

FOI, KAISON, INTUITION iSq

un fait contesté à tort, établissent que le Bouddhisme est une foi : « Le ciel tombera avec la lune et les étoiles; la terre s'élèvera dans les cieux avec les montagnes et les forêts; les océans seront taris : mais les Bienheureux ne disent rien à faux^ » — Cependant, prenons-y garde, si on peut parfois affirmer quelque chose du Bouddhisme, il est rare qu'on ne puisse affirmer et démontrer le contraire.

Le Bouddha proclame l'autorité suprême de sa parole, mais il n'en fait pas moins appel à la raison, à l'expérience de ses auditeurs. Au cours de l'histoire, les bouddhistes sont des croyants, mais ils sont aussi des rationalistes.

« Il ne faut pas », dit le Maître dans un Sûtra allégué par un traité de logique, « accepter ma loi par respect; il faut d'abord l'éprouver comme l'or à la flamme ~. » Çàkyamuni fait assez souvent des miracles, — d'ailleurs plutôt saugrenus, — mais il n'est pas, pour employer ce barbarisme, « extrinséquiste » : « Les miracles peuvent, dit-il, exciter et fortifier les bons, mais ils demeurent sans effet sur les incroyants qui les attribuent à la magie 3, » H se vante de ne pas enseigner, comme font les brahmanes.

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