‹ BouddhismeChapitre 92 sur 192 · Bodhicaryrivatâra, ix, 2; voir Kern, Matinal, p · texte numérisé non relu

Bodhicaryrivatâra, ix, 2; voir Kern, Matinal, p

MADHYAIMIKAS I97

et de l'apparence au point de vue de l'intelligence et de l'apparence mêmes. Car le Màdliyamika ne parle jamais en son nom propre ; il n'a pas de système; il n'a pas d'argument^ ; toute sa dialectique se résume dans la réduction à l'absurde ; tout son effort tend à montrer que la raison, qui est erreur, se condamne elle-même comme elle condamne l'expérience sensible.

Les choses dites étendues ou matérielles ne sont pas étendues, donc le premier élément, forme ou matière [riipa)^ n'existe pas. Le concours de l'objet, de l'organe des sens et de l'organe intellectuel est impossible; donc la sensation ou perception [vedanâ) est impossible. Si l'esprit ne se connaît pas soi-même, et il ne se connaît pas, il ne connaît pas autrui; donc la connaissance est une illusion. La cause ne peut être ni antérieure, ni simultanée, ni postérieure à l'effet; donc le rapport de cause à effet est absurde^. Une chose ne naît pas d'elle-même,

1. Candraklrti reproche à Bhâvavivaka d'abandonner sur ce point l'attitude de Nâgârjuna, précisée \>a.v Buddhapâlita.

2. Il est pénible à l'éditeur de textes mâdhyamikas de copier et de relire indéfiniment toutes ces niaiseries : mais quelques spécimens seront peut-être les bienvenus. Le deuxième chapitre du Traité du Milieu établit l'absurdité de l'idée de mouvement. Après avoir insisté sur les antinomies du concept « étendue », l'auteur se demande qui se meut : « Celui qui a marché ne marche pas ; celui qui marchera ne marche pas ; celui qui marche, le marcheur, gantar, ne marche pas : car il faudrait deux actions de marche, celle qui vaut au marcheur le nom de marcheur, celle qu'on lui attribue en disant qu'il marche. » — Le

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