‹ Bouddhisme [microform]Chapitre 166 sur 186 · Voir Oldenberg-FoucherS, p, 332 et suivantes · texte numérisé non relu

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savons aussi que le principe de «l'autorité du maître immédiat » est, dans l'Inde, généralement reconnu. Aussi les tendances les plus diverses se feront jour en métaphysique, en bouddhologie, et aussi dans la conception de la vie religieuse.

Les Écritures pâlies reconnaissent et admettent, à côté des moines d'observance stricte, une catégorie mal définie d'ascètes [yogins^ yogàvacaras^ plus tard yogàcàras'^)^ qm sont à la fois des saints et des irréguliers, schismatiques ou hérétiques. On les désigne sous le nom d'hommes de la forêt {àranyakas) ou des cimetières (p«/?zpawjA;«5) : dispensés du noviciat et de la vie en commun, astreints à des lois rigoureuses d'ascétisme, ils sont par profession des solitaires et des pénitents, donc des thaumaturges.

Le Maître a eu des disciples particulièrement versés dans la discipline monastique, dans la doctrine, dans la magie ; les discours conciliants qu'on lui prête ^ correspondent à ce que nous savons de la tolérance des bouddhistes.

1. Pour yoghvacara^ voir Milinda, pp. 43 et 366 et la traduction, I, p, 68, II, p. 269, n. 2 (Je crois que les remarques de M. Rhys Davids ne sont pas de tout point exactes) et le Yogâvacara-Manual. Jer pense que dans Mahâvastu, I, 420.9 les Yogâcâras, dont il est parlé avec défaveur, sont, non pas des adhérents de la doctrine du Vijnânavâda, mais des ascètes thaumaturges»

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