AFFIRMATION DE LA PERSONNALITÉ
raconte une histoire des temps passés, c/est pour expliquer quelque incident contemporain, et il ne manque pas d'identifier les personnages divins, humains ou animaux : « A cette époque, voici cinquante mille siècles, c'est moi qui étais le dieu Indra, le roi Mandhâtar, lé sage lièvre. »
De même les événements anciens fournissent-ils l'explication adéquate du bonheur et du malheur, de la vertu ou de la perversité de chacun. Et quand le Maître parle des efforts qu'exige le salut, de la discipline étroite à laquelle doivent être soumis les organes des sens et la pensée, des méthodes de méditation, des saints qui rentrent en possession de leur personnalité après des extases séculaires, nul ne pourrait soupçonner la critique impitoyable à laquelle il soumet ridée d'un moi permanent, résidant dans le cœur, témoin impitoyable, cocher qui tient en main les sens difficiles à dompter, cornac qui frappe de l'aiguillon l'éléphant en rut qu'est la pensée.
Mais, fait plus digne de remarque, nous possédons des textes nettement didactiques et aussi formels en faveur de la personnalité qu'on peut le souhaiter. Le plus célèbre est le « discours sur le porteur du fardeau * » : « Je vous enseignerai, ô moines, le fardeau, la prise du fardeau,