Voir ci-dessus, p
FOI, UAISON, INTUITION l47
rintention du Maître. Sans doute, certaines précautions sont requises : il faut respecter la lettre. — C'est un péché d'accuser un prédicateur de ne pas plonger dans la loi du Bouddha par la connaissance littérale, de prendre certains passages à la lettre et d'interpréter librement les autres, de détruire un discours du Bouddha, une stance sacrée, au moyen d'un autre discours, d'une autre stance ^, En effet, ces procédés de recherche sentent l'hétérodoxie, dont il ne faut soupçonner, dûment ou indûment, personne : le premier devoir du moine, nous le savons, est la non-discussion, la concorde ; pour ce qui regarde les conflits disciplinaires, le Bouddha dit en propres termes que les plus raisonnables doivent céder. — C'est donc un devoir de respecter la lettre, mais cependant le Bouddha lui-même a reconnu la nécessité de l'interprétation rationnelle de la Loi : il a dit qu'on doit s'en tenir au sens, non à la lettre; bien plus, qu'on doit distinguer les textes du sens explicite, catégorique,parfait, et les textes du sens imparfait qui furent prononcés dans une intention déterminée^.