ELLES
BOUGAINVILLE al
omie expressive et spirituelle, ajoutaient une distinction particulière à l’ensemble de sa personne. Cet examen, que
Mie général fit de ce coup d’œil rapide habitué à juger les
hommes, fut on ne peut plus favorable au protégé de M. de Séchelles. Après avoir lu la lettre de son ami, Chevert fit
; un accueil des plus gracieux au jeune aide- major, et lui dit du ton le plus affable : « Mon excellent ami M. de Séchelles
me parle de vous, Monsieur, en termes très flatteurs, et j'ai tout lieu de croire que ces éloges ne sont point exagérés ; d’ailleurs vous ne m'’étiez pas tout à fait inconnu. N'êtes-vous pas l’auteur d’un ouvrage de mathématiques sur le calcul intégral?
— Oui, Monsieur.
— Je connais cet ouvrage, qui vous fait le plus grand honneur et qui pose votre réputation comme savant à un âge où, en général, on songe plutôt à perdre son temps dans la dissipation et les plaisirs qu’à l’employer à l’étude et à des travaux scientifiques. Mais, outre les sciences, vous avez aussi étudié le droit; vous avez même été reçu avocat, et, à ce que me dit M. de Séchelles, vous avez quitté le barreau pour les armes.
— Cela est vrai, Monsieur; mais ne croyez pas, comme on pourrait le supposer, que ce soit par versatilité.…
— Oh! je suis loin de le penser, interrompit vivement le général; je sais, au contraire, que vous avez toujours eu du penchant pour l’état militaire ; vous ne vous êtes occupé de l'étude du droit que pour ne pas contrarier le désir de
votre père, qui voulait faire de vous un homme de loi; mais
sentait Bounières aisées
ille un peu À
une physio-
de mousque-
la se s a ii : y re Es LL vous êtes livré ne sont nullement incompatibles avec l'état
1 de mousque-
n d’adjudantsont à peu près
| colonel ou du M
comme dans le même temps vous faisiez marcher l'étude des mathématiques, et que dans ces deux genres si opposés vous avez eu des succès égaux, cela prouve chez vous une aptitude rare et précieuse pour des occupations tout à fait diverses, et c'est la seule conclusion que je voulais tirer de mes observations. Du reste, les travaux auxquels vous
militaire : la connaissance des mathématiques est ulile } dans une foule de circonstances aux officiers de tout grade et de toutes armes, sans compter qu’elle est indispensable dans certaines armes spéciales. Quant à l'étude du droit,
NS
elle n’est pas davantage en Opposition avec notre état, et
fois des hommes quitter, comme on" dit, la robe pour l'épée, et obtenir les plus brillants succès
entre autres, À ral, procès comme |
l’armée, où il
l'on à vu plus d’une
dans leur nouvelle carrière, Je VOus citerai, Catinat, qui, après avoir perdu son premier avocat, se dégoûta du barreau, entra dans
des } toujc !
est devenu maréchal de France, Un pareil exemple est bien M
fait pour vous enCOurager, et, pour ma Part, je vous sou-
haite sincèrement la fortune de Catinat.
— Oh! mon ambition ne Souriant Bougainville, et
de vos aides de camp.
— Dès cet instant , Monsieur, vous en faites partie ; j'avais déjà intention de vous Offrir cet emploi : ainsi vous Voyez que votre demande était sûre d’être bien accueillie, »
délicat, lui gagnèrent la SyMmpathie de tous, et avant la fin de la journée il pouvait compter, pour ainsi dire, autant d'amis qu'il avait fait de nouvelles Connaissances.
Bientôt il montra dans son service d'aide de camp une exactitude et une intelligence qui Charmèrent le vieux géné-
de diverses opérations fictives de Stratégie, telles que reconnaissances de tel ou tel point indi-
» attaque ou défense de telle ou telle position, passage de rivière, de défilé, etc. etc.
Dans toutes ces opérations, les plans et les rapports du jeune Boupainville étaient clairs, précis, et montraient déjà une grande intelligence de l’art militaire,
Après la levée du camp, vers la mi-septembre, Bougainville prit congé de Chevert en le remerciant avec effusion
s'élève pas si haut, reprit en É pour le moment elle serait amplement satisfaite, si vous daigniez m’admettre au nombre 4
Je con je dois ville.
— ( semen un ser
BOUGAINVILLE 33 C notre état, et ter, comme on brillants succès , entre autres, À * procès comme À l'armée, où i] M ro est bien À t, je vous sou- À
des bontés qu’il avait eues pour lui, et dont il conserverait toujours une profonde reconnaissance. 00
« Vous me remercierez plus tard, dit en souriant le général, Car j'espère bien que nous ne nous disons pas adieu.
ro San a
laut, reprit en M e serait ample- M re au nombre M
Gendarme.
faites partie ; oi : ainsi vous e.
n accueillie, » À vert. Celui-ci M major et à ses À Car une foule à familles am- # cette qualité, nons d’armes manières, les esprit fin et t avant la fin dire, autant es.
le camp une e vieux généautres offi- M s fictives de M elpointindidéfense de filé, etc. etc.
Garde du corps.
Maison militaire du roi.
Mousquetaire.
Chevau- léger.
1 Je compte vous revoir l’an prochain au nouveau carng que rapports du 3 …— je dois commander à Richemont-sur-Moselle, près de Thionitraient déjà l4 ville.
— Oh! si je puis obtenir cette faveur, avec quel empressement je reviendrai près de vous, mon général, done un service que vous avez su me rendre si agréable <! si utile!
e, Bougainec effusion
ne BOUGAINVILLE
— Vous l'obtiendrez, je n’en doute pas ; mais en atten- Mnéce dant voici une lettre pour mon ami de Séchelles, qui est e : Dans aujourd’hui contrôleur général (ministre des finances); si extra vous éprouviez quelque difficulté pour revenir, vous vous M diffic
adresseriez à lui, et tous les obstacles seraient bientot levés.» M de pi Bougainville remercia de nouveau Chevert , etils se sépa- 1 tenti rèrent. mes Le jeune aide de camp revint en toute hâte à Paris. Après 4 Foug avoir embrassé son frère et son oncle, il partit pour Ver- "ce d sailles , afin de présenter ses hommages à M. de Séchelles et M sade lui remettre la lettre de son ami Chevert. quel Le général faisait dans cette lettre le plus grand éloge de 1 tion son aide de camp, et remerciait M. de Séchelles de lui avoir M chés envoyé un sujet aussi distingué. © de ce « C’est très bien, mon ami, dit le ministre après avoir lu 4 la lettre ; il y a plaisir à s'occuper de gens comme vous ; M VOUS ainsi, si vous avez quelque chose à me demander et qu’il li song soit en mon pouvoir de vous le faire obtenir, vous pouvez 4 de n parler avec confiance. 7 conv — Eh bien, Monseigneur, reprit Bougainville, je désire 4 obtenir au printemps prochain la permission de retourner 4 sere? au camp du général Chevert. 7 mini:
— Cette permission vous sera accordée sans difficulté 1 à vor quand le moment sera venu, mais le Camp ne s'ouvrira 4 SimMp guère qu’au mois d'avril prochain, c’est-à-dire dans six à "M l’ami sept mois : d’ici là qu’allez-vous faire ? 0 vous — J'ai l'intention de reprendre mes travaux scientifiques. L la ré — Fort bien; mais il pourrait se présenter d'ici quelques M et j'e
semaines une occasion de servir le roi d’une manière qui ne pourrait vous offrir que des avantages : pourrait-on dans ce cas compter sur vous, et seriez-vous disposé à laisser de côté, pour un certain temps, vos études scientifiques ?
pour vous fisan
— Dès qu'il s’agit du service du roi, je suis toujours prêt qui “ à quitter pour lui toute autre occupation ; je ne puis que perse vous rendre grâces, Monseigneur, d’avoir songé à moi dans l'oceld cette circonstance, et vous assurer que je ferai tous mes à entre efforts pour me rendre digne de la confiance dont vous 4 PRES m'honorez. E re — Je n’en doute pas ; mais, avant de rien décider, il est à cette (
mais en atten- | helles, qui est 8 finances); si # nir, vous vous bientôt levés.»
» etils se sépa- M
à Paris. Après É rtit pour Ver- M de Séchelles et
zrand éloge de es de lui avoir
après avoir lu comme vous ; ander et qu’il , VOUS pouvez
ille, je désire M de retourner
sans difficulté ne s'ouvrira M ire dans six à M
scientifiques. M d'ici quelques M anière qui ne à it-on dans ce * à laisser de ifiques ?
toujours prêt ne puis que zé à moi dans #3 rai tous mes « :e dont vous !
lécider, il est
nécessaire de vous faire connaître ce dont il est question. Dans quelque temps le roi doit envoyer une ambassade extraordinaire à Londres, pour tâcher de régler certaines difficultés qui ont surgi sur l'interprétation du dernier traité de paix entre la France et l'Angleterre. Le ministre plénipotentiaire, chef de la mission, est le marquis de B***, un de mes meilleurs amis; son premier secrétaire, le comte de Fougères, m'est aussi tout dévoué ; le marquis a chargé ce dernier de composer le réste du personnel de l’ambassade, et il s'est adressé à moi pour me prier de lui désigner quelques jeunes gens de bonne famille, ayant une instruction convenable, pour les prendre comme secrétaires attachés à l'ambassade. Je pense que vous pourriez remplir une de ces places, et je vous présenterai, si cela vous convient.
— Cela me convient parfaitement, Monseigneur, et, je vous le répète, je ne saurais trop vous remercier d’avoir
songé à moi pour cet emploi ; je ne crains qu’une chose, c’est
de manquer des connaissances nécessaires pour le remplir convenablement. | |
— N'ayez à cet égard aucune crainte; ce n’est pas vous qui serez chargé des négociations ; cela regardera uniquement le
1 ministre plénipotentiaire et son premier secrétaire. Quant
à vous, votre rôle se bornera sans doute aux fonctions de simple expéditionnaire dans les bureaux, et à accompagner l'ambassade dans diverses circonstances. Peut-être, si l’on vous reconnaît une certaine capacité, vous chargera-t-on de la rédaction de quelques rappc”ts plus ou moins importants, et j'ai tout lieu de croire que vous ne serez pas embarrassé pour vous en tirer. Vous avez été reçu docteur en droit, vous avez au moins acquis dans vos études des notions suffisantes sur le droit des gens ‘ : c’est à ce titre principale-
1 On appelle droit des gens ou droit international l'ensemble des Jois qui régissent les nations entre elles. On l’appelait aussi droit européen, parce qu'il est généralement reconnu et observe par touies les nations européennes ou d’origine européenne, et qu il a pris naissance dae l'occident de l’Europe; il s'est formé principalement par les relations entre la France, l'Angleterre, l'empire d'Allemagne, puis l'Espagne, la Prusse, le Danemark, la Suède, etc. Les auteurs qui avaient écrit les ouvrages les plus remarquables sur le droit des gens étaient Grotius et Pufendorf, dont parle Bougainville. Leurs écrits faisaient autorité à cette époque, et sont encore étudiés avec fruit.
M Ut ee IT.
BOUGAIN VILLE
ment que je vous recommande au comte de Fougères, Vous ne ferez pas mal, en attendant que vous v devant lui, de prendre connaiss qui existent entre la France et l'Angleterre, et notamment du dernier traité signé à Aix-la-Ch possible qu’il vous adressât quelques questions sur ces divers sujets, Tout cela, vous le voyez, n’est pas la mer à boire, et vous avez déjà ou vous pouvez acquérir en peu de temps les connaissances les plus indispensables à cet emploi,
— Je crois, en effet, Monseigneur, reprit Bougainville, que je ne serais pas incapable d'exercer j'accepte avec bonheur et reconnais intervention pour me les faire obtenir. J Grotius et Pufendorf, et je n'ai pe points de leur doctrine : cependant ces auteurs, et d'étudier, comme divers. traités qui existent entre la France et l'Angleterre ; aurai-je le temps de m'occuper de ce travail avant le moment d’être présenté à M. le premier secrétaire ?
— Aurez-vous assez
ous présentiez
ai lu dans le temps
j'aurais besoin de revoir vous m'y engagez, les
de quinze jours pour vous préparer?
= Je pense que ce temps me suffira complètement.
— En ce cas, revenez d'aujourd'hui en quinze à Versailles : présentez - vous à mon Cabinet à dix heures du * matin, heure militaire, vous entendez? mon huissier aura À l'ordre de vous introduire sur-le-cham P; et j'espère qu'avant
midi l'affaire sera conclue. Au revoir donc, monsieur de Bougainville. »
Notre jeune officier se retira a
ussitôt en faisant un profond salut,
Le cœur bondissant de joie k.
» il S’'empressa de revenir à à son oncle ce qui venait de vec le contrôleur général,
Paris annoncer à son frère et se passer dans son entrevue a
Son frère le félicita cordialement de cette bonne fortune inattendue. Quant à l'oncle d’Arboulin , il fut transporté d’un enthousiasme indicible. 11 y avait longtemps que le bon oncle avait pardonné à son filleul sa résistance à suivre Ja carrière du barreau et de la magistrature et qu’il avait oublié les altercations qui s’élaier
it élevées entre eux au sujet des projets de M. de Montanier. Il avait fini par s’ac-
ance des principaux traités À
apelle en 1748 ; il serait !
ces fonctions, et k sance votre bienveillante
is oublié les principaux !
PES et
cout surt plus d’avi dava ince:
regr' Aus:
Loui Fran mati poste nent dout.
il ne milit.
Le les es l’obte
à term
un p diplo ner a accef ville :
heure de pr alors perfe.
comn nouve son @ tiable
Tel mais
Dies ill son n nier ; intern
BOUGAIN VILLE 37
Fougères, Vous Vous présentiez
coutumer à l’idée de le voir suivre la carrière militaire, surtout depuis que son cher Louis promettait d'y avoir Jen ncipaux traités | plus brillants succès. Cependant cette carrière offrait peu ét notamment D avancement en temps de paix, et, si elle en présentait 1748 ; il serait M davantage en temps de guerre, c'était au prix de dangers s sur ces divers M incessants à courir. Cette considération lui faisait toujours a mer à boire, M regretter que son filleul n’eût pas choisi un autre état. \ peu de temps + Aussi sa joie ne connut plus de bornes quand il apprit que
emploi, Æ Louis était proposé pour être attaché à l'ambassade de Bougainville, M France en Angleterre. 11 le voyait déjà iancé dans la diplofonctions, et 4 matie, arriver successivement des rangs inférieurs aux e bienveillante 4 postés les plus élevés, et conquérir ainsi une position émidans le temps 1 nente, sans être exposé aux dangers de la guerre ; car il ne es principaux © doutait pas qu’une fois entré dans la carrière diplomatique, soin de revoir Ne il ne songerait plus à l’abandonner pour revenir à l’état engagez, les M militaire.
l'Angleterre; À Le jeune Bougainville était loin de partager les idées et int le moment les espérances de son oncle. Il savait que sa mission, s’il ; l’obtenait, ne serait que temporaire et serait probablement us préparer? M terminée vers la fin de l’hiver : ; et d’ailleurs, dût-on lui offrir tement. un poste plus important pour l’engager à rester dans la uinze à Ver- 4 diplomatie, il était bien résolu de tout refuser et de retourx heures du 4 ner au printemps rejoindre son brave général Chevert. En huissier aura © acceptant l'emploi momentané qu’on lui proposait, Bougainpère qu'avant 47 ville n'avait eu en vue autre chose que de profiter de cette . Monsieur de M heureuse occasion de passer un hiver à Londres, de voir 21 de près et d'étudier cette société anglaise, si peu connue Sant un pro- M alors et dont on parlait tant. C'était un moyen unique de se MA perfectionner dans la langue anglaise, qu’il avait déjà de revenir à 7 commencé d'apprendre, en même temps que d'acquérir de [ui venait de 4 nouvelles connaissances historiques et scientifiques, dont général, 1 son esprit était toujours avide et en quelque sorte insaonne fortune À tiable.
t transporté )S que Île bon ice à suivre et qu’il avait tre eux au ini par s’ac-
Tel était donc le mobile de la conduite de Bougainville ; mais il n’avait garde de l’avouer à son oncle, et de détruire les illusions que celui-ci se faisait sur le nouvel avenir de son neveu. Ce n’était pas dissimulation de la part de ce dernier ; c'était plutôt prudence, afin d’ éviter des discussions interminables qui auraient pu finir par une nouvelle brouil-
se tunes
RATER | ERRROEANEANENN LE 5
lerie. Il évitait donc de le contredire, sans toutefois paraître entrer dans ses vues, espérant que le cours naturel des choses amenant la fin de sa mission, lorsque son oncle le verrait sans emploi et sans espoir d’en obtenir dans la diplo-
malie, il se résignerait facilement à le voir rentrer dans l'état M militaire plutôt que de rester dans l’oisiveté. Ce calcul, k. tions comme nous le verrons plus tard, se trouva pleinement 4 confirmé par l'événement. 1
Une circonstance particuiière contribua à entretenir l’illu- ‘1 ordin:
sion du bon oncle, et à lui faire supposer que son neveu ne
songeait plus désormais qu’à s'occuper de la science des 4 relations extérieures des peuples et des gouvernemente, et 4
de la recherche des intérêts qui naissent des rapports établis entre les nations. En effet, Bougainville, d'après le conseil de M. de Séchelles, s'était mis sérieusement à relire les à auteurs qui ont traité du droit des gens, et à étudier les prin- M cipaux traités de paix, depuis ceux de Westphalie et des
Pyrénées, qui étaient alors le point de départ et la base de M
la diplomatie européenne, jusques et ÿ compris les derniers Ë
traités d’Aix-la-Chapelle, qui avait plus ou moins modifié 4
ces bases. Or, chaque fois que M. d’Arboulin allait voir son 1 neveu, il le trouvait absorbé dans le lecture de gros in-folio, # tels que le de Jure belli et pacis, de Grotius, ou le de Jure M naturæ el gentium, de Pufendorf, sans compter les nom- M breux recueils contenant les divers traités de paix,
avec
les pièces diplomatiques qui les avaient préparés, et qui 4
formaient une dizaine de gros volumes dont sa table était encombrée.
« Allons, bravo, mon garçon! disait le bon oncle; néte décourage pas, et tu arriveras. » Puis, après quelques mots d'encouragement, il se retirait, et si son neveu l'engageait à à rester plus longtemps : « Non, répondait-il, je suis venu voir M si ta santé n’était pas altérée par ce surcroît de travail: maintenant que je suis tranquille de ce côté, je me retire; Car je serais au désespoir de te faire perdre une minute temps si précieux. »
d’un
Le fait est que Bougainville apportait à ce travail toute .
l’ardeur et toute la force de volonté dont il était capable. Il à n’y eût certainement pas mis plus de zèle, s’il se fat agi de |
M son er
mais, Pas, E nage ( surtot
de se protec
l’attra cercle
| temps
les be matiq au bai sion S n’avai consci s’il eù dipian
Et c et lac
2 avec l:
appart dans | nomèr
tefois paraître s naturel des e son oncle le dans la diplotrer dans l’état té. Ce calcul, Ja pleinement
0 son entrée sérieuse et définitive dans cette nouvelle carrière; Ë mais, quoique ce fût loin de son intention, il ne voulait pas, pour le peu de temps qu’il aurait à jouer un personnage diplomatique, paraître au-dessous de son rôle ; il tenait surtout à répondre d’une manière satisfaisante aux ques- L. tions que pourrait lui adresser le premier secrétaire, afin A de se montrer toujours digne de la bienveillance de son protecteur le contrôleur général ; enfin, cette ardeur extraordinaire qu’il montrait pour cette étude venait aussi de l'attrait qu’avait pour lui tout ce qui tendait à étendre le cercle de ses connaissances. Ainsi, quoiqu'il ait eu de tout | temps un goût prononcé pour l’état militaire, il avait étudié les belles-lettres et la philosophie, les lois civiles, les mathé- “0 matiques, comme s’il eût dû consacrer sa vie à la littérature, t à relire Les à au barreau ou aux sciences exactes. Maintenant une occa- 1dier les prin- 1 sion s’offrait pour lui d'étudier le droit des gens, dont il tphalie et des ÿ n'avait eu iusque-là que des notions confuses ; il le faisait en et la base de à conscience et avec toutes les facultés de son âme, comme s les derniers s’il eût aspiré à devenir un négociateur habile, un agent roins modifié 5 dipromatique consommé.
ilait voir son MS Lt qui est surtout à remarquer, ce qui montre l'étendue gros in-folio, et la capacité de son intelligences, c'est l’étonnante facilité u le de Jure D avec laquelle il acquérait des connaissances si variées et en ef les cu apparence si opposées. Nous aurons encore plus d’une fois, 7 DS) AV00 dans le cours de cette histoire, l’occasion d’observer ce phé-
arés, et qui M nomène chez Bougainville.
sa table était |
itretenir l’illu- "# son neveu ne " a science des rnemente, et M pports établis M rès le conseil À
LAN En ne
oncle; nète M uelques mots |!
l’engageait à à uis venu voir À | de travail; je me retire; minute d’un