‹ Bouilly, Jean-NicolasChapitre 5 sur 7 · VU · texte numérisé non relu

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Bouilly mourut à Paris le 24 avril 1842. Quelques jours auparavant il avait assisté à la reprise d'une de ses meilleures pièces, les Deux Journées, et avait obtenu un nouveau succès, hélas ! le dernier.

Ses funérailles eurent lieu le 27. Une foule de hauts personnages, les notabilités de la littérature, les compositeurs en renom, des députations de tous les théâtres, les principaux dignitaires de la Franc- maçon-

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iiene dont le défanl ôiait membre, composaient le cortège.

lin discours fut prononcé sur la tombe par Yiennet, de l'Académie Française, qui rendit hommage « à l'auteur de grand mén rite, à l'homme de bien, à son noble ca- « raclère, au patriote éclairé, dont le cœur c( était droit et généreux. »

Dans l'esquisse biographique qu'il traça, Viennet dut aborder l'époque de la Révolulion et il fut bien évident pour tous ceux qui avaient pu suivre de près les actes administratifs et politiques de Bouilly que son panégyriste avait été mexactement renseigné.

a La révolution, disait l'orateur, entra tt bientôt dans la crise la plus terrible. Trois « sortes de courage brillaient alors en « France : celui des citoyens qui s'armaient « pour la défense de nos droits et de nos (( frontières ; celui des nobles victinics de la « Terreur, et le courage plus rare de ceux « qui les disputaient à leurs bourreaux. (t Appelé par le suffragede ses compatriotes

a à l'administration du département d'Indre- (( et-Loire, Bouilly reparut à Tours, pour a préserver sa ville natale des violences de (( l'anarchie et pour arracher des proscrits {{aux fureurs des proconsuls... »

Le discours se terminait ainsi :

« Si l'Académie eut été aussi juste en- <* vers lui que le public, Bouilly aurait épui- « se tout le bonheur que donnent les lettres. « Ce bonheur le suivit jusqu'au tombeau ; « plus heureux que son collaborateur Ché- « rubini, il a pu assister à la reprise de ses tt Deux journées. Il semblait attendre ce « nouveau succès pour nous quitter ; sa a mort a été si douce qu'on pouvait le croire « libre d'en choisir le moment. Ah ! que (( l'éternité soit pour lui ce qu'a été sa « mort ! Qu'il s'y repose de tant de luttes « soutenues pour l'humanité I Que Dieu (( le récompense du bien qu'il a fait aux « hommes ! Noire reconnaissance se char- « géra de sa mémoire 1 »

Bouilly a été un de nos plus féconds écri-

vains. Voici d'abord la liste de ses pièces de théâtre qai sont au nombre de trente-six :

Une Matinée à la mode (1782 — (N'a pas été imprimé. )

Pierre le Grand, comédie en trois actes et en prose, mêlée de chant, musique de Grétry (1790.)

La Jeunesse de Henri IV, opéra-comique en deux actes, musique de Méhul (1791.)

Jean-Jacques Rousseau à ses derniers moments (1791).

René Descartes, trait historique, en deux actes et en prose (1796).

La mort de Turennc , pièce historique, en deux actes, en collaboration avec J.-G. -A. Cuvelier (1797).

Le Tombeau de Tarenne, drame historique en un acte (1798).

Léonore ou V Amour conjugal, fait historique, en deux actes et en prose, musique de P. Gaveaux (1798).

L'abbé de L'Épée, Gom^diQ historique en cinq actes et en prose (1798).

Les deux Journées, comédie lyrique, en

trois actes, musique de Chérubini (1800. —

Zoé, ou la Pauvre Petite, comédie en un acte et en prose crêiée de chant, musique de Plantade(l800).

Florian, comédie en un acte, — en collaboration avec Joseph Pain (1801\

Téniers, comédie en un acte et en prose (1801).

Berquin, ou V Ami des Enfants ^comédie en un acte, en collaboration avec J. Pain (1800).

Une Folie, comédie en deux actes, mêlée de chants, musique de Méhul (1800).

Héléna, opéra en trois actes, musique de Méhal(l8('3;.

Le Désastre de Lisbonne, drame en trois actes, musique de Piccini (1805).

Madame de Sévigné^ comédie en trois actes (1805).

Fanchon la Vielleuse, comédie en trois actes, en collaborât on avec J. Pain. (1805).

L'Intrigue aux feiiêires ,[opérà'bouÏÏ6en un acte, en collaboration avec E. Dupaty, musique de Nicolo (1805).

Françoise de Foir, en collaboration avec Dnpaty, musique deBertori.

Les Frmirnis dans le Tf/rol, ï'àii historique en un acte (^806).

Agnès Sorel, comédie en trois actes, en collaboration avec E. Dupaty (1806).

Haine aux Femmes, comédie en un acte (1S08).

Cimarosa, opéra-comique en deux actes, musique de Niculo (1808).

Le Petit Courrier, comédie en deux actes, en prose, en collaboration avec A. Moreau (1809).

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