Lettre d'Alleaume à Condé, 27 mars lti
■2. Lettre de Bourdelot à Condé, 17 avril 1683. Papiers de Condé , série P, t. IX, fol. 391.
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nous lavons entendu prononcer à la cour; loulefois ce ne fut point trois ans après, comme le prétend l*. Lauras, mais bien l'année suivante, dette faible distance d'une année qui sépare, selon nous, les sermons de \A cour des sermons de Saint-Paul, loin d'afl'aiblirnolre opinion, la corrobore. Le ministère de notre prédicateur a été marqué par des redites aussi rapprochées. L'abbé Labouderie relate un précédent: « Le Carême de 167 4, qui fit tant de plaisir à la cour, fut répété en 1675 et produisit la même sensation • » ; seulement le vicaire général d'Avignon se trompe en disant que les sermons de 1674 à la cour y fiu'ent répétés en 1675; ce ne fut pas à la cour, mais à Saint- Germain-l'Auxerrois. De plus, nous trouvons au faible inlervalle quisépare les sermons de la cour de ceux de Saint-Paul une légitime raison d'être. Piourdaloue n'avait pas craint, au lendemain des critiques qui s'élevèrent contre son langage, d'en justifier le fond et d'en maintenir les expressions dans le milieu même où l'on se récriait; voilà pourquoi nous croyons pouvoir dire qu'il était autant dans le caractère de l'homme que dans le zèle du prédicateur de le faire en plein Paris, à la première occasion, et il n'y manqua pas devant l'auditoire aristocratique de Saint-Paul'. Si le courageux prédicateur, beaucoup plus pondéré et sage que téméraire et combatif, jugeait bonne cette reprise d'armes, c'est qu'il en