‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 105 sur 347 · Journal de Dangeau · texte numérisé non relu

Journal de Dangeau

SEUMO.^S IMiDlTS ET CAKÈMES DE 1680, 1G82, 1G83. 171

veillé, l;ml d'aulrcs monstres dont Votre Majesté a purgé la France et qu'elle a bannis de sa cour, en seront d'éternelles preuves... Mais pourquoi ne le dirais-je pas? De ces monstres, il en reste encore. Sire, qui demandent votre zèle et tout votre zèle. L'Eeiiture me défend de les nommei-, mais il ne suffit que Votre Majesté les connaisse et qu'elle les déteste. Elle peut tout, et la seule horreur qu'elle en a conçue sera plus efficace que toutes les lois pour en arrêter le cours. Ils ne soutiendront pas sa disgrâce ni le poids de son indignation... C'est pour cela que le ciel vous a placé sur le trône'. » A ces paroles, les courtisans comprenaient que les temps de scandale étaient passés et que la cour de France, si longtemps plongée dans le désordre-, allait enfin reprendre des habitudes d'honneur et de vertu, cesser d'être une cour païenne et redevenir une cour chrétienne.

Encore quelques détails que nous sommes parvenu à glaner de-ci de-là sur les stations suivantes. En 1685, Bourdaloue devait prêcher l'Avent à la cour. M'"^ de Maintenon en faisait l'annonce à son frère : « Venez passer la Toussaint ici, vous entendrez le P. Bourdaloue, vous verrez le roi faire ses dévotions, ce qui donne de la dévotion aux plus libertins '. )) Elle avait déjà écrit à d'Aubigné : '(La Providence ne vous a point amené à Paris pourvoir l'opéra, cherchez-y quelque homme de bien qui

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