Lettre du 2'6 octobre 168.j
172 ItOURDALOUE
VOUS conduise à Dieu, voyez le P. Bourdaloue^ » Mais, à cause de la révocation de l'Edit de Nantes, le prédicateur ne donnait pas, cette année, la station royale- et était envoyé à Montpellier, a Le roi, dit Dangeau, appuya les dragons dans le Midi de quelques missionnaires •'. » L'envoi de Bourdaloue avait fait dire à Louis XIV : les courtisans entendront peut-être des sermons médiocres, mais les Languedociens apprendront une belle doctrine et une belle morale. Après avoir prêché l'Avent de 1685 à Montpellier, l'éloquent jésuite y prêcha encore le Carême de 1686; nous reviendrons sur ses prédications aux protestants du Midi dans le chal)itre où nous traiterons de son apostolat auprès des dissidents.
Sa mission dans le Languedoc terminée, le roi rappela Bourdaloue pour l'Avent de 1686. Cette station, relaie la Gazette^ fut partagée entre Fontainebleau et Versailles. Les voyages de la cour dans les diverses résidences royales obligeaient le prédicateur à se transporter d'une chapelle à l'autre ; on semblait être en camp volant. Dangeau raconte que Bourdaloue, en clôturant l'Avent de 1686, adressa au roi, sur le rétablissement de sa santé, le compliment le plus touchant et le plus pathétique^ M""* de Maintenon confirme cette particularité dans une