‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 107 sur 347 · Ibid., 25 décembre · texte numérisé non relu

Ibid., 25 décembre

lettre à M"" de Brinon. Elle lui dit : le P. Boiirdaloiie a fait le ])lus beau sermon qu'on puisse jamais entendre. 11 en fait toujours de très beaux; mais il nie semble que celui d'aujourd'hui surpasse de beaucoup les autres. Il s'est adressé au roi sur la fin et lui a parlé sur sa santé. Kn vérité, il a bien touché du monde, à ce qu'il m'a paru; mais on voyait son cœur parler plutôt que sa voix; vous savez bien ce que je veux dire'. Ce sermon, que signalent Dangeau et M"^ de Maintenon, a sans nul doute été perdu , car dans aucun de ceux prononcés par Bourdaloue à l'occasion de la Noël il n'est fait lamoindre mention du rétablissement de la santé du roi.

Un mot de Saint-Simon sur la prédication de Bourdaloue en 1687, l'année où Bossuet, prêchant à Saint-Louis le 1" janvier, faisait l'éloge de la Compagnie, attribue au célèbre jésuite d'avoir donné le jour de l'Annonciation un sermon contre le quiétisme. « Tandis que le P. de La Rue prêchait devant le roi et tonnait contre le quiétisme, le P. Bourdaloue et le P. Gaillard faisaient de même dans les chaires de Paris, qu'ils remplissaient-. » Or des deux sermons de notre prédicateur pour la fête de l'Annonciation, édités par le P. Bretonneau, aucun ne fait la moindre allusion au quiétisme, et cela porte à supposer que celui dont parle Saint- Simon a été perdu ^. Un mot de M"'^ de Sévigné nous

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