‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 108 sur 347 · Mémoires · texte numérisé non relu

Mémoires

3. Bourdaloue n'a prêché contre le quiétisme que le sermon sur l Prière, à Saint-Eustache.

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apprend qu'en 1688 Bourdalone prêchait le Carême à Saint-Eustache et y avait le plus grand succès. La marquise ne tarit ])as d'éloges sur ses sermons, mais, comme si elle eut alors souffert pour le prédicateur de son choix du voisinage du P. Gaillard aux Tuileries, elle ne peut s'empêcher de dire sur celui-ci avec une certaine amertume : a Le roi et la cour l'ont loué et admiré, il a reçu mille compliments, enfin l'humilité d'un jésuite a dû être pleinement contente ^)) Celte réflexion malveillante |)rend, à notre grande surprise, sous la plume de la marquise, un caractère de généralité qui semble atteindre Bourdaloue lui-même.

Nous devons encore un détail à Dangeau sur les stations du grand orateur à la cour en 1689; il nous informe, en effet, que le « Carême y fut en partie prê- • ché par lui et ouvert le jour de la Purification, ce qui ne l'empêcha pas d'y donner l'Avent- ^>. Ce fut dans le sermon du 2 février, placé par le P. Bretonneau le troisième pour cette fête dans son recueil des Mystères, que Bourdaloue, parlant du Domaine souveram de Dieit, s'adressa ainsi à Louis XIV. « Cette morale. Sire, est pour les rois aussi bien que pour les autres hommes; et je le dis avec d'autant plus d'assurance et plus de consolation qu'entre tous les monarques il n'en est i)oint qui rende au souverain maître du monde de plus éclatants témoignages de soumission. Nous vous voyons. Sire, au

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