JouriHil. tléceiubre ICSi
SERMONS INÉDITS ET CARÊMES DE IC80, 1082, 1083. Ho
comble de la grandeur humaine : tout ce qui peut relever un roi el lui donner dans le monde un grand nom, le ciel Ta réuni dans votre personne sacrée; l'éclat de la majesté, l'étendue de la puissance, la sagesse des conseils, le succès des entreprises, la gloire des armes. Voilà ce que nous admirons ; voilà ce que toute rEuroi)e attentive à vous considérer est forcée de reconnaître, et à quoi elle ne peut refuser des éloges d'autant plus glorieux qu'elle aurait plus d'intérêt à les diminuer et à les obscurcir. Mais ce qu'il y a de plus digne de nos admirations et de plus grand, c'est que Votre Majesté ne se laisse point éblouir par sa grandeur même, c'est que dans la splendeur de sa puissance elle n'oublie pas qu'il y a au-dessus de toutes les puissances mortelles un tout-puissant; qu'elle se souvient qu'il y a au plus liaut des cieux un plus grand qu'elle, le Créateur de tous les hommes, le roi des rois. C'est dans cet esprit, Sire, que vous êtes aujourd'hui prosterné devant l'autel de ce Dieu de gloire et de ce suprême dominateur de l'univers'.» Ainsi Bourdaloue proclamait hautement en face de Louis XIV, au faite de la gloire, la grandeur incomparable de celui qui règne dans les cieux et de qui relèvent les peuples et les rois.
On trouve dans l'Avent de 1689 un sermon sur la Nativité qui lui aussi porte sa date. Le P. Bretonneau l'a placé dans le premier Avent. On ne peut