Sermon su?' la fête de la Purification
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avoir des doutes sur le temps où il fui prononcé, c'était aux débuts de la guerre causée par la ligue d'Augsbourg. Le prédicateur y parle, en effet, de toutes les puissances liguées et conjurées. Tout ce sermon roule sur la paix et en énumère les bienfaits. Le prédicateur y démontre que le Sauveur, le prince et le Dieu de la paix, vient au monde pour établir la paix de l'homme avec Dieu, avec lui-même et avec ses semblables. Tel est le modèle qu'il présente au roi. « Modèle admirable, lui dit-il, pour Votre Majesté et que je lui propose avec d'autant plus d'assurance que je sais que c'est le modèle sur lequel elle se forme. Car, sans craindre que l'on m'accuse de donner à Votre Majesté une fausse louange, je dois, comme prédicateur de l'Evangile, bénir le ciel, quand je vois, Sire, dans votre personne, un roi conquérant et le plus conquérant des rois, qui met toute sa gloire à être aujourd'hui reconnu le roi pacifique et distingué comme tel entre tous les rois du monde... Cette paix est l'ouvrage de Dieu, et notre confiance est que Dieu se servira de Votre Majesté, de sa sagesse, de ses lumières, de la droiture de son cœur, de la grandeur de son âme, de son désintéressement pour la donner au monde... En véritable imitateur du Dieu des aimées et du Dieu de la paix, vous aurez l'avantage, Sire, après avoir été le héros du monde chrétien, d'en être encore le ])acificateur. » Tels étaient les conseils donnés ])ar Bourdaloue à Louis XIV, à l'heure même où l'Europe coalisée tournait ses armes contre la France. Ainsi, fidèle
SERMONS LNÉDITS E'V CAltÈ.MES I)K 1680, 1082, 1683. 177
aux principes do sa religion et aux générosités chevaleresques de sa race, le prêtre français ne parlait que de paix au roi et à ses capitaines et s'efforçait de calmer et de retenir ainsi les impatiences et les ardeurs de leur patriotisme et de leur épée.
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