Lettre de Bourdaloue au maréchal de Uellefonds
r.'AVENT DF 1607 A LA COUR 181
de l'éloquent jésuite en présence du roi, rest«; encore lui aussi eomplèlement inconnu. L'année suivante, Bourdaloue alla prêcher à Meaux, aux ap|)laudissemenls de Bossuet et de son |»euple. Une lettre à M'"^ Albert de Luynes, religieuse de Jouarre, constate le succès obtenu par sa parole : « Il nous a fait, écrit Bossuet, un sermon qui a ravi tout notre peuple et le diocèse ^ » En 1695, Dangeau annonçait que, tous les vendredis du Carême, linfatigable apôtre prêchait à Saint-Germain en présence de Leurs Majestés Britanniques. Comme il serait intéressant de pouvoir pénétrer dans celte chapelle du vieux château, aux heures où le roi et la reine d'Angleterre s'inclinaient aux ])ieds de Dieu et où Bourdaloue adoucissait aux accents de son éloquence émue :
« Cette hospitalité mélancolique et sombre,
Qu'on donne et qu"on reçoit de Stuart à Bourbon ! »
Durant cette même année, Bourdaloue ]>rêcha TAvent à Saint-André-des-Arts, mais on ne relève aucune particularité sur la station. Enfin la Liste (jènérale des prédicateurs qui mentionne les emplois et les exercices de son ministère oratoire, ne le désigne ni pour la cour ni pour aucune des paroisses de Paris en 1()96. Prôcha-t-il en province, comme il devait le faire, d'après le P. Bretonneau, durant les dernières anm-es de sa vie? Xous ne le savons.