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partage injuste, à peine s'en serait-il scandalisé. Sans la religion, les saints n'auraient pas manqué de prétextes pour secouer le joug de tout ce qui eûtgên»' leur libei-té, de tout ce qui eût blessé leur amour-propre, de tout ce qu'il y eut eu dans leur condition de dégoûtant, de rebutant, d'humiliant : le monde en tout cela leur eût fait grâce... Mais, parce qu'ils agissaient par le mouvement et par l'esprit de leur religion, ils ont embrassé et accompli tous leurs devoirs... Ah ! mon Dieu, que vous êtes admirable dans vos saints et que leur science est [>rofonde et sublime'. » Appuyés seulement sur la raison et sur l'honneur, les saints, en effet, n'auraient pu triompher des passions, sacrifier les aises et les douceurs de la vie, secouer le joug des faiblesses et des déchéances de la nafure : il leur fallait pour cette OMivre toutes les forces de la religion.
Knlin les saints ont profité de leuj- condition pour se perfectionner. « On s'étonne qu'il y ait eu des saints à la cour, et moi je prétends que c'est la cour même, où, par l'ordre de Dieu, ils se trouvaient attachés, qui les faisait saints. Oui, la cour les formait à la religion ; la cour, qui, pour tant d'autres, a été et est si souvent une école d'impiété, apprenait à ceux-ci le christianisme et les élevait à la sainteté. Comment cela? rien de plus naturel ni de plus simple. Attachés à la cour parleur condition,