‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 118 sur 347 · LAVENT DE 10U7 A LA COLK · texte numérisé non relu

LAVENT DE 10U7 A LA COLK

Les saints jont trouve dans leur condition des moyens de glorifier Dieu. « llsavaient dansle monde de la qualité (ne quittons point ce qui nous est propre, et qu'il n'y ait rien de vague dans cette morale) ; ils avaient dansle monde de la qualitc', de la dignité, de l'autorité. Ils ont fait servir tout cela à la piété, à la charité, k l'humilité. Si saint Louis n'eût été roi, aurait-il fait pour Dieu ce qu'il a fait ; aurait-il réprimé l'impiété, aurait-il puni le blasphème, aurait-il dompté l'hérésie, aurait-il établi tant de saintes lois? La royauté donnait de la force à son zèle, et son zèle n'avait de succès que parce que la royauté en était le soutien. S'il n'eût été roi, aurait-il laissé à la postérité tant de somptueux monuments de sa tendresse envers les pauvres. . . 11 n'a été le père des pauvres que parce qu'en qualité de roi il a eu le pouvoir de l'être : le mérite de ce monarque, c'est qu'il a profité de sa condition pour être le héros de la religion '. » Le meilleur roi de sa race, tel est le modèle que Bourdaloue propose à Louis XIV ; il doit imiter saint Louis. L'autorité souveraine doit lui servir pour s'élever comme son glorieux aïeul à la plus haute sainteté.

Le prédicateur termine ce magnifique sermon par un com|)liment où il s'exprime en ces termes : « La science d'un roi doit être de mettre sa gloire à donner la paix et d'employer sa puissance à la faire régner et fleurir... Or Votre Majesté vient de donner

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