Sermon sur la Science des Suints
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la paix à toute rEuro|)e, de la manière la plus chrétienne, dont jamais monarque chrétien Tait donnée : je veux dire au milieu de ses conquêtes, dans le comble des prospérités et des succès dont Dieu jusqu'à la fm a béni ses armes ; dans le désespoir où étaient ses ennemis, malgré leur formidable ligue, de ne pouvoir lui résister, et lorsqu'ils étaient forcés de reconnaître que vous étiez le seul victorieux et le seul invincible. » Et, après avoir félicité le roi d'avoir ainsi conclu la paix au milieu de ses victoires, Bourdaloue ajoute : « Non content d'avoir été jusqu'à présentie plus glorieux et le plus puissant des rois, vous voulez encore. Sire, être le meilleur de tous les rois ; et, après avoir été, comme conquérant, l'admiration de tous les peuj)les, vous voulez, pour couronner votre règne, être le père de votre peuple. Ce peuple n'est pas indigne de vos bontés ; il les a méritées par son attachement sans exemple, par sa fidélité à toute épreuve, par son obéissance et par son amour... La science de gouverner les peuples, la science de se faire obéir, la science d'accroître ses états par le nombre de ses con(|uètes, voilà ce que Votre Majesté possède au suprême degré et ce qui a fait la matière de tant d'éloges. Mais je lui souhaite aujourd'hui quelque chose de plus grand, de plus solide, de plus digne d'elle, la science des saints, qui est la science des élus de Dieu et qui hi conduira au royaume éternel ^ »