‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 124 sur 347 · L A VENT DE 1697 A LA COUR · texte numérisé non relu

L A VENT DE 1697 A LA COUR

de nations assemblées, malgré tous les efforts de la politique mondaine, votre zèle |)0ur la foi catholique a triomphé... Vatre Majesté, sur toute autre chose, s'est rendue facile et traitable ; sur le point de la religion, elle s'est montrée inflexible... Après tant de travaux, voilà. Sire, les bénédictions de douceur dont vous allez jouir : une profonde paix dans votre État ; un peuple fidèle et dévoué à toutes vos volontés; une cour tranquille et soumise; la famille royale dans une union qui n'a peut-être point d'exemple; un fils digne héritier de votre trône; un petit-fils formé par vous et déjà établi par vous; une princesse, son épouse, votre consolation et votre joie ; déjeunes princes dont vous devez tout vous promettre... Voilà les dons de Dieu qui vous étaient réservés.'.. Vivez, Sire, sous cette main bienfaisante qui ne vous a jamais manqué... Vivez pour la consolation de vos sujets et pour mettre le comble à votre gloire : ou plutôt, puisque vous êtes l'homme de la droite de Dieu, vivez pour la gloire et les intérêts de Dieu K.. »

Dans ce compliment, Bourdaloue fait pressentir qu'il ne prêchera plus à la cour; il adresse discrètement des adieux à Taugusle auditoire, et l'on sent qu'il se dispose à «■ quitter cette place qu'il occupait depuis si longtemps ». Aucun de ses prédécesseurs, Bossuet lui-même, n'y avait fourni une si longue carrière, et de ses successeurs, Massillon, le |)lus

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