‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 134 sur 347 · LAVENT DE 1697 A LA COUR · texte numérisé non relu

LAVENT DE 1697 A LA COUR

« La Rue est un Bourdaloue ^ ! »

Fort lié avec le jeune cardinal de Bouillon, fidèle h sa disgrâce, il était, d'après Saint-Simon, « l'un de ses conseillers, habitait une maison de camj)agne à Ponloise», tout près des jardins de l'abbaye dont Son Éminence avait fait « le plus beau parc de l'Europe », comptait comme « un des gros bonnets » de la Compagnie, « connu par ses sermons, par quelques ouvrages, par les premières places occupées dans sa province, par son poids parmi les siens et par beaucoup d'usage du monde dans lequel il était assez répandu ~ « .

A côté des PP. Gaillard et de La Rue, disciples de Bourdaloue et partisans de sa méthode oratoire, qui se faisaient écouter et applaudir, se trouvait un prédicateur dont le genre tout contraire obtenait, malgré ses imperfections, les suffrages et les faveurs de Paris et de la cour, c'était le P. Séraphin. Celui-ci tenait à la fois du missionnaire et du tribun, il y avait en lui par le tempérament du Savonarole, et les grands, pris d'une fièvre courtisanesque, pour plaire au roi et à M'"® de Maintenon, l'applaudissaient. Après avoir débuté à Saint- Barthélémy, presque en même temps que Bourdaloue aux Tuileries ^ il prêcha plusieurs stations à la cour. 11 fut beaucoup goûté tout d'abord des cour-

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