‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 148 sur 347 · Second IHalof/ue · texte numérisé non relu

Second IHalof/ue

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dont le génie était à la fois si lin et si juste et dont le caractère était si opposé à la mobilité des idées et des convictions, ait pu adresser à Bourdaloue les éloges contenus dans le Mémoire sur les Occupations de rAcadêmie, les lui décerner devant les juges ses collègues, réunis en séance au palais du Louvre*, alors qu'il avait déjà tracé dans le Second Dialogue le prétendu portrait du prédicateur, si poussé au noir et où celui-ci avait été dépeint si sévèrement? La dignité du critique, du gentilhomme, du prélat nous défend de l'admettre. Fénelon avait trop le respect de lui-même et des autres pour se contredire ainsi et se faire mal juger. Du reste, rien ne prouve que le portrait du mauvais prédicateur s'applique à Bourdaloue. Fénelon l'y nomme-t-il? Xon. On a cru cependant jusqu'ici qu'il l'avait nommé et en le couvrant d'éloges dans le Méritoire à l'Académie. Selon nous, les quelques rares auteurs qui ont jugé découvrir Bourdaloue dans la critique de Fénelon se sont mépris, ils n'ont pu faire qu'une supposition et leur supposition ne repose pas sur des fondements assez sérieux. LesDialogues furent imprimés en 1718. Comment ne vint-il pas à la pensée des lettrés de l'époque que le fameux passage pouvait se rapporter à notre prédicateur? N'étaienl-ils [)as mieux placés, eux qui se rapprochaient davantage de Bourdaloue, puisqu'ils pouvaient eu être les contemporains, n'étaient-ils pas mieux placés que ces auteurs venus cent ans après, pour remarquer une pareille attaque

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