D'Afjuesseau, t. 1, p
:i. Lettres de M"° de Sévignc-, passim.
l'éloquent prédicateur de ces déloyales attaques et à détruire la fausse et calomnieuse légende de son manque de mémoire., de ses yeux sans cesse fe^^més et de sa monotonie.
A Athènes, sur les hauteurs du Pnyx, quand le coryphée paraissait en scène pour demander au peuple assemblé son témoignage touchant les év<'nements qui intéressaient la gloire de la patrie ou l'honneur de ses grands hommes, il trouvait toujours, dans la consultation du peuple et dans sa réponse, la plus sûre attestation de la justice et de la vérité, et alors, de sa voix la plus impérative, il proclamait la sentence de ce su])rême jugement. Pourquoi, à l'exemple du chef du chœur antique, les censeurs deBourdaloue, les coryphées d'une critique erronée et tardive, n'ont-ils pas accepté l'opinion du siècle de Louis XIV, traduite si flatteusement par les plus grands esprits, unanimement approuvée des contemporains et si solennellement consacrée par la post(''rité? Ils auraient dû, ce nous semble, croire à l'authenticité de cette puissante affirmation, à I'hutorité de ce haut témoignage, à la sincérité de cette unanime admiration et comprendre qu'il est des jugements qu'on n'attaque pas et qu'on ne révise l)as, parce que, souverainement et incontestableuicnt justes, ils sont sans appel et à tout jamais irréformables.