‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 172 sur 347 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

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de Bourges en 1635, il était entré en relations ave<: le prince à l'occasion des adieux publics qui furent adressés au duc d'Knghien, à la fin de ses études, et c'était lui-même qui dans cette circonstance avait eu l'honneur de complimenter le père et le fils. Le souvenir de cette fête scolaire ne s'était pas effacé de la mémoire de Henri II et, en 1646, Son Altesse avait choisi le P. Nouet pour prêcher VAvent dans la chapelle des ducs de Bourgogne à Dijon, ne se doutant pas que, quelques jours après cette station, le prédicateur aurait à remonter en chaire pour prononcer son oraison funèbre. Ces rapports faisaient supposer à Bourdaloue que la Harangue fimèbre sur le trépas et les vertus èminentes de feu Monseigneur^ Henry de Bourbon prince de Condê contenait des détails historiques surs et qu'elle pourrait lui fournir des traits ressemblants pour reproduire la figure du di'funt. Ce fut une déception. L'éloge, « à coté de (juolques idées élevées et de quelques aperçus justes, fourmillait d'erreurs et d'images du plus mauvais goût' ». Seule, la division du discours fut a[»préciée de Bourdaloue au point qu'il l'adopta et la fit sienne. Le P. Nouet avait dépeint le prince dans les grandes lignes de sa vie.

Après avoir consulté le P. Nouet, notre prédicateui' voulut connaître encore les oraisons funèbres de Henri II, prononcées à Paris et à Bourges, la

1. l-es hyperbulos du plus mauvais genre, les comparaisons les plus ridicules, tirées dune histoire naturelle erronée, aiiondent dans ce discours.

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première par M^' de Cohon, ('vêque de Nîmes et de Dol, les deux autres par François Berthet et le P. Cosme de Saint-Michel. Ce fut à Tarcliiviste de Condé que Bourdaloue dut la communication du manuscrit de l'éloge prononcé par M*-'" de Cohon à Xotre-Dame. Ce prélat était un des orateurs célèbres de l'époque. Appelé à la cour par Anne d'Autriche en 1047 et 1648, il avait été d'abord le protégé de Richelieu et était devenu plus tard le favori de Mazarin. Commensal de ce dernier, il avait gagné sa confiance entière et appartenait à sa maison, tant il était entré dans son parti. En 1643, il avait été désigné pour prononcer l'oraison funèbre de Louis XIU et en 1654 il prêcha au sacre de Louis XIV. Moréri prétend que personne n'obtint plus de bénéfices que lui'. Il était évêque de Dol, quand il eut à faire à Notre-Dame, le 8 juin 1647, l'oraison funèbre de Henri IL Un de ses contemporains a dit : « J'ai appris que de Cohon avait fait merveilles, n'avait loué M. le Prince (jue de son zèle à la religion, de sa prudence dans les conseils, de sa mort chrétienne, avait parlé magnifiquement du duc d'Enghien et du prince de Conti, les avait comparés aux colonnes d'Hercule /lec plusultra , aux colonnes de feu et de nue qui conduisirent les enfants d'Israël, l'un dans les armes, l'autre dans l'Eglise, et avait comparé la maison royale à la grenade, le seul fruit couronné -. » Remarquable par sa faconde, le genre de ce prédicateur

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