Mémoires
BOL'KOALOL'E. 18
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y prendre part. L'église des Jésuites avait été somptueusement etmagnifiquement décorée. LeP. Claude Menestrier, chargé de son ornementation, était un maître consommé dans Fart, il venait de régler le décor des funérailles de la reine Marie-Thérèse à Saint-Denis et il donna une preuve nouvelle de son talent et de son goût en s'attachant à parer surtout le maître-autel et la chapelle du transept où s'élevait le monument du cœur du défunt. La cérémonie fut présidée par Tévèque de Sentis, ami des princes.
A l'Évangile, le P. Bourdaloue monta en chaire. Faisant cortège aux princes et aux princesses de Condé, toute une assemblée d'élite se groupait autour d'eux; des ducs, des pairs et autres gens de qualité, des conseillers d'Etat et autres gens de robe qui étaient en grand nombre*. Devant cet auditoire, dont la présence de la cour aurait pu seule rehausser l'assistance, le prédicateur montra dans la personne de son héros le prince chrétien, a Un prince né et choisi de Dieu pour être la ressource de la religion. Un prince répondant à ce choix et ne vivant que pour la défense de la religion. Un prince dont toute la conduite a été rornement de la vraie religion. » Dès l'exorde, Bourdaloue qui sentait les difficultés du ministère qu'il avait à remplir, éprouva le besoin de s'excuser de sa témérité. « Ce sera à (( vous, chrétiens, dans ce genre de discours qui
i. Bourdaloue inconnu, p. G3.