Eftsai sur l'Oraison funèbre
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bon écrivain. » Terminons par un témoignage qui a sa valeur, il est du P. Brelonneau. « Dans l'oraison funèbre, dit-il, Bourdaloue est grand, mais d'une grandeur aisée qui lui était propre et où il ne paraissait rien d'affecté. » Le même commentateur juge les éloges funèbres des Condé « deux portraits des plus accomplis, écrits dans son style ordinaire, sans s'éloigner de sa manière de prêcher et sans emprunter des secours étrangers^ ».
Cela jette un peu d'ombre et met un peu de froid sur le jugement et l'enthousiasme des contemporains de Bourdaloue et semble insinuer que leur admiration fut parfois exagérée.' Ainsi, en dépit des hyperboles de ses admirateurs, les critiques font sur Y Oraison funèhy^e de He^iri de Bourbon, certaines réserves et reconnaissent que le morceau n'atteint pas à la perfection du genre. Ce n'est pas qu'ils n'en apprécient les beaux traits et les saisissants tableaux mais ils ne peuvent se défendre de regretter que, dans l'ensemble du discours, il n'y ait plus de sensibilité, d'imagination et de chaleur.
On a dit que M. de Meaux avait été, dans cette solennité, du nombre des auditeurs de Bourdaloue. Une question de préséance aurait empêché les évêques présents d'occuper leur place dans le chœur de l'église Saint-Louis et les prélats, blessés de ce qu'on ne respectait pas leurs droits, n'auraient assisté à la cérémonie qu'à titre de particuliers. Bos-