‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 178 sur 347 · SES PANKGYRIOIES ET SES ORAISONS FUNÈBRES · texte numérisé non relu

SES PANKGYRIOIES ET SES ORAISONS FUNÈBRES

daloue avait été l'instrument choisi de Dieu pour ce grand ouvrage. Condé, réconcilié et revenu à la foi, avait voulu que son couir demeurât sous sa sainte garde et fût réuni à celui de son père dans le monument qui s'élevait dans la chapelle Saint-Ignace de l'église Saint-Louis. La Compagnie se fit un devoir de recevoir le cœur du héros avec la plus grande solennité. Transporté avec une pompe royale de Chantilh àParis, en passant par Fontainehleau et [Essonne, il fut déposé, dans l'église de la Maison professe, par M*-'"^ de Roquette, évêque d'Aulun^ Assistons à cette cérémoniede YInhamationdu cœur ' onY^ouvdaloue prononça V Oraison fimèbre de très haut et très ^puissant Louis de Bourbon, 'prince de Condé.

La Gazette en a fait la fidèle description : « Le 26 avril, eut lieu, dans l'église de la Maison professe des Jésuites de la rue Saint-Antoine, un service solennel pour le prince de Condé. Elle était tendue de noir depuis l'appui des premières arcades jusqu'en bas, avec deux lés de velours chargés d'écussons aux armes du défunt et ornés de trophées. A la chapelle où est le cœur sous un dais de velours noir a frange d'argent, il y avait un grand pavillon, suspendu depuis les voûtes jusqu'en bas, dont les pentes étaient soutenues et relevées par plusieurs squelettes et d'autres figures. Le grand autel était entièrement éclairé; et il y avait des illuminations par toute l'église. L'évêqued'Autun, qui avait toujours

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