Le P. Menestrier
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été attaché par un respect particulier à la personne du prince défunt, célébra pontificalement la messe chantée par une excellente musique ; et à la (in, il lit les aspersions et les encensements ordinaires. Le P. Bourdaloue prononça Toraison funèbre avec son éloquence accoutumée K »
Une gravure du temps nous montre Bourdaloue en chaire'^. Elle le représente la tête haute et droite, couverte de la barrette et dans une attitude assurée. Son air est calme. Il porte un surplis avec plis très larges etavec manches longues, sa main droite repose | sur le rebord de la chaire et la gauche s'étend vers le monument de Condé. Son regard se porte vers les princes assis sur l'estrade placée en face de la chaire. Toute sa personne res])ire le calme, la force et la gravité.
Prenant la parole après Bossuet dont l'éloquence avait transporté naguère le grand auditoire de Notre-Dame, Bourdaloue, dès les premiers mots de son discours, s'excuse, reconnaît son impuissance et s'efface. « Il ne m'appartient pas, dit-il, de vous faire goûter ni sentir l'onction d'une mort si précieuse. Ce don était réservé aune bouche plus sacrée et plus éloquente que la mienne. L'illustre et savant l)rélat qui vous a parlé avant moi a déjà épuisé cette matière ; et, après ce que vous avez oui, c'est à moi de me taire ici, en me réduisant à cette seule parole de mon texte : Nequaquam, ut inori soient
\. Gazette, 3 mai KiST.