‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 184 sur 347 · SES PANÉGYRIQUES ET SES ORAISONS FINÈBRES · texte numérisé non relu

SES PANÉGYRIQUES ET SES ORAISONS FINÈBRES

lin mélange de force et de grâce, constituent la grande et la sublime éloquence. Mais, malgré ces desiderata, nous dirons avec Bayle : « Tout cela est beau, Bourdalouem'acbarmé ' » et avec le cardinal Maury : « On ne peut lire les œuvres de ce grand homme, sans se dire à soi-même, en désirant quelquefois plus d'élan à sa sensibilité, plus dardeur à son génie, plus de ce feu sacré qui embrasait Tàme de Bossuet, surtout plus d'éclat et de souplesse à son imagination : Voilà, si on y ajoute ce beau idéal, jusqu'où le génie de la chaire peut s'élever quand il est fécondé et soutenu par un immense travail^. » Nous terminerons en citant le mot de M""' de Montmorency au comte de Bussy : « Je meurs d'envie que vous voyez l'oraison funèbre de M. le Prince faite par Bourdaloue, nous l'admirons '^ »

L'éloge de Condé resta dans la mémoire de ceux qui l'avaient entendu et M'"* de Sévigné, sentant que <( l'absence de la lecture donne les pâles couleurs à l'esprit », relisait « toutes les belles oraisons funèbres de M. de Meaux, de M. l'abbé Fléchier, de M. de Mascaron, du Bow^daloue » et ravie à la saveur de « ces rogatons immortels », elle écrivait des Rochers à sa fille : « Il ne faut pas dire : Oh ! cela est vieux; non, ce n'est point vieux, c'est divin ^. » Aussi, en "dépit du temps qui efface et ruine, Tempus edax ! la postérité consacre encore de son admi-

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