‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 187 sur 347 · Ibid.. p. 48'J · texte numérisé non relu

Ibid.. p. 48'J

-i. Oraison funèbre de Henri II de Bourbon. 5. Ibid.

L'0UTII<tl)()XlK DE SA DOCTRINE 29o

Le missionnaire, durant les stations de l'Avent de

1685 et du Carême de 1686, consacra toutes les

ressources de son talent et de son zèle à l'évangéli-

sation des réformés, nous devons le voir à Fœuvre.

Il est juste de le reconnaître, Bourdaloue, dans sa

mission délicate, apporta tous ses soins à ménager

et à ne point blesser les Languedociens. « A Dieu

ne plaise, s'écriait-il, que j'aie la pensée de faire un

reproche à ceux que ni l'erreur ni le schisme ne

m'empêcheront point de regarder comme mes frères

et pour le salut desquels je voudrais, au sens de

saint Paul, être moi-même anathème... Dieu, témoin

de mes intentions, sait combien je suis éloigné de

ce qui les pourrait aigrir et malheur à moi si un

autre esprit que celui de la douceur et de la charité

pour les personnes venait à se mêler jamais dans ce

qui est de mon ministère '.» Dans le sermon du jour

des Cendres à l'ouverture du Carême, Bourdaloue

avait dit encore : « Vous enfin, mes frères, qui, par

la miséricorde du Seigneur, avez renoncé au schisme,

vous pour qui je suis particulièrement envoyé, vous

êtes le premier objet de mon zèle et plaise au ciel

que je puisse vous appeler un jour ma couronne et

ma joiel... Oublions le passé et bénissons Dieu du

présent, bénissons-le même pour l'avenir, qui nous

promet l'entier achèvement de ce grand ouvrage que

le Seigneur a commencé. Nous nous unirons tous,

et tous de concert, nous conspirerons à le soutenir,

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