‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 188 sur 347 · Oraison funèbre du prince de Condé · texte numérisé non relu

Oraison funèbre du prince de Condé

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à le perlV'clioiiucr, à le consommer. » Bourdaloue a deux sermons pour le mercredi des Cendres, celui qui, en 1671, fut prêché à Notre-Dame quelques jours après le décès de M^' de Péréfixe, archevêque de Paris, et celui que nous venons de citer, prêché à Montpellier, durant la seconde partie de sa mission auprès des réformés, en 1686. Tels furent les procédés du prédicateur et ses ménagements. Aussi, M'"^ de Sévigné avait-elle raison de dire que « sa parole devait être efficace et salutaire^ ». Elle savait de source siire que Bourdaloue avait fait une bonne impression, qu'il ne déplaisait pas aux dissidents et elle répondait avec bonheur à M. le président de Moulceau : « Enfin vous êtes aussi charmé de l'esprit, de la bonté, de l'agrément, de la facilité du P. Bourdaloue dans la vie civile et commune, que charmé et enchanté de ses sermons '. »

En traitant de la Nécessité des œuvres de la foi, vérité bonne à faire entendre aux protestants, le zélé missionnaire s'exprimait ainsi : « Que vous servira-t-il de dire que vous avez la foi, si vous n'en avez pas les œuvres? Votre foi seule vous pourrat-elle sauver? Vous vous glorifiez de cette foi ; et moi, dans l'esprit d'une humble confiance, je m'attache à la pratique des œuvres. Montrez-moi votre prétendue foi qui est sans œuvres; et moi par mes œuvres je vous i)rouverai ma foi. Ce déli ne souffre pas de réplique et réfute la foi imaginaire,

^. Lettre du 14 novembre 1685.

'2. Lettres, passim.

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